Les finances publiques de la République démocratique du Congo ont bouclé le mois d’août 2025 avec des recettes de 1 299,1 milliards de francs congolais (CDF), soit environ 449 millions USD, contre une prévision de 1 835,5 milliards CDF. Le taux de réalisation atteint ainsi 71 %, selon les données de la Banque centrale du Congo.
La répartition montre que la Direction générale des impôts (DGI) a collecté 650,0 milliards CDF, la DGDA (douanes et accises) 491,6 milliards et la DGRAD (recettes administratives et domaniales) 157,6 milliards. Les projections initiales misaient respectivement sur 899,1 milliards, 540,3 milliards et 396,1 milliards. Cette contre-performance traduit des pressions persistantes sur la mobilisation des ressources fiscales et parafiscales.
Dépenses contenues mais déficit alourdi
Le solde budgétaire mensuel affiche un déficit de 734,3 milliards CDF, soit plus du double du niveau anticipé (350,2 milliards CDF). Ce déséquilibre a été partiellement couvert par l’émission de titres publics et par une portion d’appuis budgétaires extérieurs.
Les dépenses de l’État ont atteint 2 033,4 milliards CDF, correspondant à 93 % des prévisions. Les charges courantes se sont élevées à 1 275,7 milliards, comprenant notamment les salaires des agents publics (731,5 milliards), le fonctionnement des institutions (215,9 milliards) et les subventions (255,2 milliards). Bien que sous la barre des 1 644,3 milliards attendus, ce poste reste prépondérant dans la structure budgétaire.
En parallèle, les dépenses en capital se sont établies à 310,1 milliards CDF, dépassant la cible de 250,7 milliards. Cette progression témoigne d’un effort d’investissement maintenu malgré un déficit creusé, reflet d’une politique budgétaire oscillant entre financement des charges immédiates et soutien aux infrastructures.
— Peter MOYI



