Le ministre des Finances, , a justifié devant les députés l’émission d’un eurobond ayant permis de mobiliser plus d’un milliard USD. Cette opération marque l’entrée de la sur les marchés internationaux de capitaux.
Face à la représentation nationale, le ministre répondait à une question d’actualité du député . L’échange portait sur cette première sortie du pays sur les marchés financiers internationaux, dans un contexte mondial tendu, marqué par des rivalités géopolitiques entre plusieurs puissances.
Un eurobond est un emprunt que l’État contracte auprès d’investisseurs étrangers. Concrètement, le pays reçoit des fonds aujourd’hui et s’engage à les rembourser plus tard, avec intérêts. Ce type d’opération permet de financer des projets sans dépendre uniquement des recettes internes ou de l’aide extérieure.
Une entrée sur les marchés qui engage la crédibilité du pays
Pour le ministre des Finances, l’enjeu dépasse le montant levé. Il insiste sur la reconnaissance de la signature de la RDC par les investisseurs internationaux. « Nous ne célébrons pas le milliard de dollars mobilisé, mais l’entrée de la RDC sur les marchés internationaux », a-t-il déclaré devant les élus.
Selon lui, cette étape a été rendue possible par des réformes économiques engagées par le gouvernement sous l’impulsion du président . L’objectif est de renforcer la crédibilité financière du pays et d’attirer davantage de capitaux privés.
Les ressources mobilisées doivent financer des projets d’infrastructures et d’énergie. Ces secteurs sont considérés comme prioritaires pour soutenir la croissance et améliorer les conditions de vie. Les infrastructures facilitent les échanges économiques, tandis que l’énergie reste un levier central pour l’industrialisation.
Sur les conditions de l’emprunt, le ministre a voulu rassurer. Il a mis en avant des indicateurs macroéconomiques jugés stables. Le déficit budgétaire, qui mesure l’écart entre les dépenses et les recettes de l’État, est annoncé à 2,4 % du produit intérieur brut (PIB). La dette publique, c’est-à-dire l’ensemble des emprunts de l’État, reste contenue à 18,1 % du PIB.
Ces niveaux sont présentés comme soutenables, surtout comparés à d’autres pays ayant une notation similaire sur les marchés financiers. Une dette maîtrisée est essentielle pour éviter un risque de surendettement et rassurer les investisseurs sur la capacité de remboursement.
Au-delà des aspects techniques, le gouvernement défend une finalité sociale. Les autorités affirment vouloir utiliser ces financements pour réduire la précarité et améliorer les conditions de vie. L’opération envoie aussi un signal aux investisseurs : la RDC entend s’inscrire durablement dans les circuits financiers internationaux, avec des exigences accrues en matière de discipline budgétaire et de transparence.
— M. KOSI



