spot_img

RDC : le ministère clôture la conférence 2025 sur la formation professionnelle avec 120 participants à Kinshasa

Partager

Le vendredi 19 décembre 2025, à Kinshasa, le ministre de la Formation professionnelle a clôturé la Conférence annuelle de la formation professionnelle 2025, en présence des directeurs provinciaux du ministère. L’atelier, organisé avec l’appui financier et technique de l’Agence belge de coopération internationale Enabel, a rassemblé environ 120 participants venus du niveau central et des provinces.

Au total, 75 représentants issus des 31 provinces éducationnelles ont pris part aux travaux, dont les PROVED, les inspecteurs principaux provinciaux (IPP) et les DIPRO SENACEEPEF. À leurs côtés, 30 représentants du ministère central, 5 membres du noyau d’organisation, ainsi que 10 invités institutionnels, experts nationaux et partenaires techniques et financiers.

Une politique à appliquer sur le terrain, avec des provinces mieux outillées

Cette rencontre visait un objectif simple : faire en sorte que la Politique nationale de la formation professionnelle, déjà validée, soit comprise et réellement mise en œuvre sur le terrain. L’enjeu est concret. Une politique peut exister sur papier, mais elle ne produit des effets que si les responsables provinciaux disposent des informations, des outils et des moyens pour la faire vivre dans leurs services.

Dans cette logique, Enabel dit agir selon un « triple ancrage » national, provincial et local. L’idée est d’intégrer les niveaux déconcentrés, car ce sont eux qui assurent l’exécution quotidienne des décisions prises au niveau central. Les échanges ont donc porté sur les réformes et les innovations du secteur, les responsabilités de chaque niveau d’action, et les mécanismes de collaboration entre les acteurs.

Les participants ont aussi travaillé sur la manière de vulgariser ces réformes une fois de retour dans leurs provinces, afin que les équipes décentralisées puissent suivre la même compréhension et appliquer les mêmes orientations.

Dans son allocution, le ministre a remercié la délégation, tout en reconnaissant les difficultés soulevées. Il a indiqué qu’il en avait connaissance et qu’il y travaille, en lien direct avec la Première ministre. Il a qualifié la situation d’insatisfaisante, tout en rappelant que les responsabilités sont partagées. Il a aussi évoqué des avancées déjà enregistrées et a appelé les autres acteurs à mieux s’organiser et à assumer pleinement leur part.

Au nom des participants, Mwamba Bitulu Ramazani, directeur provincial de l’Information fonctionnelle du Maniema, a déclaré en : « Cette conférence est venue à point nommé. Tous les travaux qui s’y sont déroulés sont très importants, car les sujets abordés touchent à la sensibilité même de notre fonctionnement. Nous en sommes très fiers et nous encourageons ce genre d’initiatives, car elles nous permettent de mieux comprendre ce que nous sommes, ce que nous devons faire et l’avenir que nous préparons pour le développement de ce ministère. Au Gouvernement, nous demandons que ce type d’initiative soit multiplié, afin que les partenaires comme Enabel, qui a appuyé la présente activité, puissent constater l’impact de leur contribution, dans l’intérêt du Congo et des Congolais. »

Plusieurs recommandations ont été formulées, dont la nécessité de combler le manque d’infrastructures, d’équipements, de moyens informatiques et de frais de fonctionnement. Les participants demandent aussi un plaidoyer auprès des ministres du Budget et de la Fonction publique pour l’alignement des services, l’admission sous statut des agents et la régularisation des grades. D’autres attentes portent sur des arrêtés ministériels liés à la titularisation des cadres, la fin des intérims et l’uniformisation des primes, ainsi que sur le renforcement de la gouvernance, la construction d’établissements de formation professionnelle et la dotation en moyens de mobilité.

Les responsables provinciaux sollicitent enfin une prise en compte des problèmes spécifiques à chaque province, avec l’espoir de solutions rapides et durables, afin que l’application de la Politique nationale de la formation professionnelle se traduise par des résultats visibles sur l’ensemble du territoire.

— M. KOSI

En savoir +

A la Une