Le cuivre a frôlé les 12 000 $/t, poussé par un signal suivi de près par le marché : des frais de traitement du concentré tombés à un niveau très bas. Sur le London Metal Exchange (LME), le cuivre affiche une hausse de 36 % depuis le début de l’année.
Ces frais de traitement, payés aux fonderies pour transformer le concentré en métal, baissent quand le minerai devient plus difficile à trouver. Autrement dit, plus l’offre de concentré se resserre, plus les fonderies acceptent des conditions moins favorables pour s’approvisionner.
Les inquiétudes sur l’approvisionnement se sont renforcées après l’annonce d’un accord entre Antofagasta et une fonderie chinoise : les deux parties ont indiqué s’être entendues pour appliquer des frais de traitement nuls au concentré de cuivre en 2026.
Dans le même temps, des perturbations minières sont citées comme un facteur susceptible de créer des déficits l’an prochain, ce qui alimente la pression sur les prix.
— M. KOSI



