Une bouffée d’air pour les consommateurs du sud-est congolais : les prix du carburant viennent de baisser dans le Haut-Katanga et le Lualaba. Cette réduction fait suite à une mission de terrain du Comité élargi de suivi des prix des produits pétroliers, envoyée sur place par le vice-Premier ministre chargé de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Dans les stations-service de Lubumbashi comme de Kolwezi, le litre d’essence s’achète désormais à 3 731 francs congolais, contre 3 856 FC quelques jours plus tôt. Quant au gasoil, il passe de 3 923 FC à 3 883 FC le litre. Des chiffres qui peuvent paraître modestes, mais qui allègent concrètement la charge des ménages dans une région fortement dépendante du transport routier.
Ce réajustement tarifaire s’inscrit dans un chantier plus large de révision des structures de prix, voulu par le gouvernement Suminwa. Le message est clair : mettre fin aux disparités entre provinces et rapprocher les tarifs des réalités économiques locales. Pour les autorités, il s’agit d’une mesure de justice économique, mais aussi d’apaisement social dans un contexte où la vie chère pèse de plus en plus lourd sur les foyers.
Sur le terrain, la réaction ne s’est pas fait attendre. À Lubumbashi, plusieurs chauffeurs de taxi saluent une décision « qui montre que le gouvernement commence à écouter la base ». Même satisfaction du côté des syndicats de transporteurs, qui y voient un geste d’équilibre dans une conjoncture marquée par des coûts logistiques élevés.
Au-delà des effets immédiats, cette mesure pourrait redonner du souffle aux petits commerces et encourager les circuits courts dans les zones minières du Katanga. Mais pour que l’impact se pérennise, les experts appellent à une stabilisation durable des mécanismes de fixation des prix, en particulier dans les provinces enclavées.
Ce mouvement tarifaire pourrait-il se répéter ailleurs dans le pays ? À Kinshasa comme à Goma, la question est déjà sur toutes les lèvres. La balle est dans le camp du ministère de l’Économie.
— M. KOSI


