RDC–USA : le CAMI ouvre la porte aux capitaux américains, KoBold Metals en éclaireur

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Popo Mobolia

Kinshasa, 17 octobre 2025 — Au Forum RDC–USA tenu à Washington les 14 et 15 octobre, le directeur général du Cadastre minier (CAMI), Popol Mabolia, a appelé les groupes américains à investir dans l’exploration congolaise. Il a cité KoBold Metals en exemple, société spécialisée dans les minerais pour batteries qui détient déjà 1 300 carrés miniers octroyés par le CAMI.

Ce que propose la RDC aux investisseurs américains

Face aux participants, Popol Mabolia a mis en avant une méthode d’exploration appuyée sur les données. KoBold annonce l’usage de l’intelligence artificielle et d’outils avancés de modélisation du sous-sol pour affiner les cibles, réduire les coûts de campagne et limiter les forages non nécessaires. L’entreprise a reçu sept permis de recherche en août 2025, à la suite d’un accord conclu en juillet, avec un intérêt déclaré pour le lithium et d’autres ressources, notamment dans la région de Manono.

CAMI

Au-delà des permis, un point clé du partenariat tient à la numérisation des archives géologiques en coordination avec le Service géologique national et le Cadastre minier. L’objectif : constituer une base de données exploitable, faciliter l’évaluation des cibles et accélérer la prise de décision des investisseurs.

Popol Mabolia a rappelé le cadre procédural : la certification des ressources n’intervient qu’après l’identification et la prospection des gisements. Il a estimé que seulement 20 % du potentiel minier congolais est exploité, d’où la nécessité d’un afflux de capitaux et de savoir-faire pour convertir des indices en ressources, puis en réserves. Le message adressé aux entreprises américaines : il reste une marge d’exploration importante, avec un dispositif cadastral actif et des partenaires prêts à partager la donnée.

Le dirigeant du CAMI a résumé l’exemple KoBold en un signal au marché : la RDC peut accueillir des acteurs capables de combiner technologie, capital et gestion du risque géologique. Et d’inviter d’autres groupes à s’inscrire dans la même démarche. « Nous avons pu montrer qu’une grande entreprise américaine de renom est venue prendre des concessions chez nous pour explorer en utilisant une technologie innovante comme l’intelligence artificielle », a-t-il déclaré.

En clôture, M. Mabolia a évoqué l’esprit d’exploration qui a marqué les grandes découvertes, citant le navigateur Diego Caô, pour encourager les chefs d’entreprise à franchir le pas congolais avec méthode : permis clairs, données structurées, campagnes ciblées, et discipline financière pour transformer le potentiel en production.

— M. KOSI

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