Le directeur de Trafigura pour la RDC, Herve Otschudi, estime que les miniers du cuivre et du cobalt pourraient économiser environ 1 milliard USD par an en remplaçant le diesel par de l'électricité importée de Zambie. La ligne Kalumbila-Kolwezi de 200 km coûterait 300 millions USD.

Le directeur de Trafigura pour la RDC, Herve Otschudi, estime que les miniers du cuivre et du cobalt pourraient économiser environ 1 milliard USD par an en remplaçant le diesel par de l’électricité importée de Zambie. La ligne Kalumbila-Kolwezi de 200 km coûterait 300 millions USD.
Les entreprises minières congolaises pourraient réduire leur facture d’environ 1 milliard USD par an en abandonnant leurs groupes électrogènes au diesel pour de l’électricité importée, a déclaré Herve Otschudi, directeur de Trafigura pour la RDC, à Reuters le 8 octobre 2026. Il attribue ce chiffre à des études sectorielles et au coût élevé du diesel.
Le Kalumbila-Kolwezi Interconnector Project (KKIP) est une ligne de transport d’électricité de 200 km entre Kalumbila, en Zambie, et Kolwezi, dans la Copperbelt congolaise. Elle serait reliée au Southern African Power Pool, le marché régional de l’électricité. Le projet est évalué à 300 millions USD.
Selon Reuters, la ligne permettrait d’importer jusqu’à 550 MW dans une région minière dont le déficit électrique dépasse 1 GW. D’après un calcul de Lepoint.cd, ces importations couvriraient donc moins de 55 % du déficit. La capacité totale de transport devrait atteindre 700 MW, avec une possibilité d’extension au-delà de 1 GW.
Sur le papier, l’économie annuelle annoncée représente plus de trois fois le coût du projet, d’après un calcul de Lepoint.cd. Ce rapport repose sur une estimation de Trafigura, dont la méthode n’a pas été détaillée.
Gridworks Development Partners sera l’investisseur principal et l’actionnaire majoritaire du projet. Il s’associe au Fonds souverain congolais FIS-RDC, au négociant en électricité congolais EnPower et à Trafigura, selon Reuters.
Les partenaires indiquent que le projet a obtenu ses concessions, ses licences et ses autorisations et qu’il est en phase finale de développement. Trafigura précise que l’électricité serait accessible à toutes les sociétés minières de la région.
La RDC est le premier producteur mondial de cobalt et le deuxième de cuivre, selon Reuters. Les coupures et le manque d’électricité en RDC comme en Zambie ont freiné les extensions de mines, le traitement du minerai et les investissements. Herve Otschudi estime qu’on ne peut pas augmenter de façon significative la production de cuivre et de cobalt, le raffinage ou la transformation locale sans électricité fiable.
Le projet complète les investissements de Trafigura dans le corridor de Lobito et dans les infrastructures logistiques du Katanga, a précisé le dirigeant.





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