Les amendes infligées pour non-respect de la législation sur les prix et la concurrence ont rapporté 5 milliards de francs congolais en 2025, selon le ministère de l’Économie nationale. Ce montant est près de sept fois supérieur à celui de 2024 et plus de seize fois à celui de 2023, marquant une accélération inédite des recettes de contrôle économique.
Un rendement fiscal inédit lié au contrôle du marché
Le taux de réalisation atteint 57,41 %, un niveau sans précédent dans ce type de sanctions. Pour les analystes, un tel pourcentage traduit à la fois une intensification des contrôles et une meilleure efficacité administrative. Derrière ce chiffre se cache une stratégie de surveillance plus structurée, où les services du ministère et la Commission de la concurrence ont coordonné leurs actions pour réduire les marges de manœuvre des opérateurs récalcitrants.
Le ministre Daniel Mukoko souligne que ces résultats sont le fruit d’un travail rigoureux et d’une lutte renforcée contre la corruption, qui minait jusqu’ici l’efficacité des contrôles. La démarche, en ciblant directement les circuits de distribution — supermarchés, marchés et autres structures commerciales —, vise à rétablir une discipline dans la fixation des prix.
L’impact attendu ne se limite pas aux recettes. En renforçant la transparence et l’équité tarifaire, le ministère espère stabiliser les coûts à la consommation et préserver le pouvoir d’achat des ménages. Dans un contexte où l’inflation reste une préoccupation majeure, ces mesures constituent un levier budgétaire et monétaire à suivre de près.
— Peter MOYI



