85 % du PIB mondial : le rôle du G20 dans la lutte contre la faim en Afrique

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La lutte contre la faim reste une priorité mondiale, mobilisant les institutions de développement pour trouver des réponses durables et efficaces. Lors du prochain sommet des leaders du G20, la Banque africaine de développement (BAD) s’associera à d’autres acteurs internationaux pour soutenir une initiative ambitieuse : l’Alliance mondiale pour mettre fin à la faim.

Des solutions hybrides pour maximiser les financements

Dans le cadre de cette initiative, la BAD et la Banque interaméricaine de développement (BID) ont élaboré une stratégie financière innovante. Cette campagne repose sur l’utilisation des Droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international (FMI), canalisés via des banques multilatérales de développement. En adoptant un mécanisme de financement hybride, ces institutions visent à mobiliser des ressources substantielles pour renforcer la sécurité alimentaire à travers le continent africain.

Les chiffres montrent que cette approche pourrait significativement augmenter les fonds disponibles, en rendant les banques multilatérales plus efficaces et mieux équipées pour répondre aux défis alimentaires. Cela s’inscrit parfaitement dans la stratégie « Feed Africa » de la BAD, qui demeure un pilier de son plan prioritaire High Five.

Un partenariat renforcé sous la présidence brésilienne

La présidence brésilienne du G20 a intensifié les efforts amorcés par ses prédécesseurs indonésien et indien. L’objectif est clair : transformer les banques multilatérales de développement pour les rendre plus grandes et plus performantes. Ce travail en profondeur est essentiel pour répondre aux besoins croissants de financement, notamment dans les pays en développement.

À l’issue du sommet de Rio, le Brésil passera le flambeau de la présidence du G20 à l’Afrique du Sud. Ce transfert marque une opportunité unique pour l’Afrique de renforcer son influence au sein de ce groupe stratégique. Rappelons que le G20, qui réunit 19 pays et deux blocs régionaux (l’Union européenne et l’Union africaine), représente 85 % du PIB mondial, plus de 75 % du commerce global, et environ deux tiers de la population mondiale.

L’impact attendu sur le continent africain

En collaborant avec des partenaires mondiaux, la BAD poursuit son ambition de bâtir une Afrique résiliente face aux crises alimentaires. En 2023, les initiatives de la banque ont permis d’améliorer la sécurité alimentaire pour des millions de personnes, réduisant ainsi les impacts économiques de la faim. Les efforts se concentrent désormais sur l’optimisation des ressources existantes et la mobilisation de nouveaux fonds pour atteindre des résultats encore plus significatifs.

Avec cette nouvelle dynamique, le continent africain pourrait non seulement accroître sa capacité à nourrir sa population, mais aussi devenir un acteur clé dans la lutte mondiale contre la faim.

M. KOSI

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