Kinshasa, 17 septembre. Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, ministre des Finances, a reçu l’ambassadeur de France, Rémi Maréchaux, pour aligner priorités et calendrier autour de la remise à niveau du barrage de la Tshopo et des actions immédiates destinées à soulager la pénurie d’électricité.
La France, via l’Agence française de développement (AFD), confirme son appui à la réhabilitation de la Tshopo, chantier lancé en juillet 2023. Côté congolais, le message est clair : ménages et entreprises attendent des kilowattheures fiables. Le ministre a insisté sur des réponses tangibles à court terme, tout en gardant le cap sur les investissements structurants qui sécurisent l’offre sur la durée. L’ambassadeur a indiqué que l’AFD est prête à ajuster l’ingénierie du projet pour accélérer les étapes critiques et réduire les délais entre travaux et mise à disposition de la production.
Accélérer les chantiers : Tshopo, réseau et Ruzizi III
La rencontre a acté une double piste. D’un côté, des mesures d’urgence pour améliorer la desserte : interventions ciblées sur les équipements, appui à la maintenance, et renforcement de la distribution là où les pertes restent élevées. De l’autre, la poursuite des chantiers longs, dont l’extension du réseau qui conditionne l’absorption et l’acheminement de l’énergie supplémentaire issue des centrales réhabilitées.
Le dossier Ruzizi III a également été mis sur la table. Le projet est présenté comme un levier d’intégration électrique régionale et un complément utile aux efforts diplomatiques américains pour stabiliser l’Est de la RDC. L’objectif affiché : relier les marchés frontaliers, fiabiliser l’approvisionnement et faire retomber rapidement les bénéfices sur les populations riveraines.
Au plan institutionnel, la France a introduit le nouveau directeur de l’AFD en RDC, Hervé Conan, appelé à conduire ce portefeuille énergétique. Sa feuille de route s’annonce opérationnelle : synchroniser les acteurs, sécuriser les séquences techniques, suivre l’exécution financière et livrer des gains visibles sur la qualité de service. Le gouvernement congolais attend des résultats concrets, mesurables dans la facture et la continuité d’alimentation, afin d’alléger la pression sur les ménages comme sur l’appareil productif.
— M. KOSI



