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L’État congolais emprunte massivement en fin d’année pour combler un déficit de plus de 2 milliards USD

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Last updated: décembre 17, 2025 10:44 am
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il y a 5 mois
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Muzito
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Le gouvernement congolais termine l’année 2025 sous forte pression de trésorerie. Pour couvrir un déficit budgétaire supérieur à 2 milliards USD, il met sur le marché 500 milliards CDF d’obligations du Trésor en monnaie locale et 80 millions USD en titres libellés en dollars.

Le 15 et le 16 décembre 2025, les autorités ont publié une série de communiqués pour lever ces ressources sur le marché financier domestique. Le ministère des Finances annonce d’une part une adjudication de 500 milliards CDF d’obligations du Trésor indexées, avec une durée de quatre ans et un taux de 9 %. D’autre part, il lance une émission de 50 millions USD d’obligations en dollars, avec un taux relevé à 9,5 %. Une première adjudication de 30 millions USD avait déjà démarré le 10 décembre.

Contents
Le gouvernement congolais termine l’année 2025 sous forte pression de trésorerie. Pour couvrir un déficit budgétaire supérieur à 2 milliards USD, il met sur le marché 500 milliards CDF d’obligations du Trésor en monnaie locale et 80 millions USD en titres libellés en dollars.Un recours accru aux titres publics pour boucler l’exercice 2025

Une « obligation du Trésor » est une dette que l’État contracte auprès d’investisseurs. En échange de leur argent, ces investisseurs reçoivent un intérêt chaque année et le remboursement du capital à l’échéance. L’« adjudication » est le mécanisme par lequel l’État propose ces titres au marché, souvent par appel d’offres, et retient les meilleures propositions.

Un recours accru aux titres publics pour boucler l’exercice 2025

Ces annonces arrivent dans un contexte budgétaire tendu. Selon les données de la Banque Centrale du Congo, le déficit cumulé sur l’exercice dépasse 2 milliards USD. L’État doit financer des dépenses courantes, le service de la dette et des charges exceptionnelles liées notamment à la sécurité et à l’aide humanitaire dans l’Est du pays. Pour y parvenir, il multiplie les émissions de Bons et d’Obligations du Trésor, en francs congolais comme en devises.

La fin d’année est toujours une période sensible pour les finances publiques. Les administrations doivent payer des factures, régulariser des engagements, clôturer les comptes. Les besoins en liquidités augmentent. Le Trésor choisit donc de concentrer plusieurs adjudications pour disposer rapidement de fonds disponibles avant la clôture budgétaire.

Les titres en CDF visent principalement les banques commerciales, les institutions de pension et d’autres investisseurs locaux. En achetant ces obligations, ces acteurs placent leur argent auprès de l’État, avec un rendement de 9 % sur quatre ans. Ce choix permet de mobiliser l’épargne intérieure, de réduire la dépendance aux emprunts extérieurs et de ménager les réserves en devises.

Les émissions en dollars ont un autre objectif. Elles servent à financer des dépenses en devises : importations, remboursement de dettes extérieures, achats stratégiques. En empruntant directement en USD (30 millions déjà en cours, 50 millions supplémentaires annoncés), l’État évite de devoir convertir de grandes quantités de CDF en dollars, ce qui pourrait peser sur le taux de change.

Le relèvement du taux à 9,5 % pour l’émission de 50 millions USD envoie un signal clair au marché. Le Trésor accepte de payer plus cher pour attirer les investisseurs disposant de liquidités en devises ou cherchant à diversifier leurs placements. Plus le taux est élevé, plus le titre est attractif, mais plus le coût de la dette augmente pour l’État.

Le montant de 500 milliards CDF est l’un des plus élevés mis en adjudication sur le marché intérieur. Ce volume reflète l’ampleur des besoins de financement. Il traduit aussi la volonté des autorités de structurer un véritable marché domestique des titres publics, avec des émissions régulières, des montants importants et des maturités variées. À terme, cela peut aider à construire une courbe de taux en monnaie locale et offrir aux investisseurs congolais des instruments de placement mieux définis.

Cette stratégie comporte des risques pour l’économie réelle. Le premier est le « crowding-out », ou effet d’éviction. Quand l’État emprunte beaucoup auprès des banques, celles-ci peuvent consacrer une grande partie de leurs ressources à financer le Trésor plutôt que les entreprises. Le crédit au secteur privé se réduit, ou devient plus cher. Les PME et les ménages ont alors plus de difficultés à obtenir des prêts.

Un autre risque vient de la concentration des échéances. Si beaucoup d’obligations arrivent à maturité dans une période courte, le Trésor devra mobiliser à nouveau des montants élevés pour rembourser ou refinancer cette dette. Si les conditions de marché se dégradent (hausse des taux, baisse de l’appétit des investisseurs), cette opération peut devenir coûteuse et délicate.

Tout se jouera sur la réaction du marché à ces adjudications de fin d’année. Le taux de souscription, le profil des investisseurs et les conditions auxquelles les titres seront placés montreront si l’État parvient à financer son déficit sans alourdir excessivement le coût futur de la dette et sans étouffer le crédit à l’économie. Pour l’instant, le signal est clair : face à un déficit élevé, le gouvernement s’appuie plus que jamais sur le marché intérieur pour tenir ses engagements de fin d’exercice.

— M. KOSI

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