Le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a réuni le 16 décembre 2025 les principaux acteurs du secteur des jeux de hasard et d’argent. Objectif : faire le point sur la réforme en cours, mieux encadrer l’activité et préparer la relance de la Société Nationale de Loterie (SONAL).
Une réforme pour mieux encadrer les jeux et sécuriser les recettes
Autour de la table, on retrouvait l’Administrateur directeur général de la SONAL, un délégué du ministère du Portefeuille et les membres du Comité de pilotage de l’Unité de Gestion et de Régulation des Jeux de Hasard (UGRJH). Cette réunion a permis de passer en revue le projet de loi sur les jeux de hasard et d’argent, déjà en examen à l’Assemblée nationale, ainsi que les nouveaux mécanismes de contrôle confiés au ministère des Finances.
Le ministre a rappelé que les jeux de hasard représentent un secteur sensible : ils brassent d’importantes sommes d’argent, génèrent des recettes fiscales et peuvent aussi alimenter des circuits illégaux. La réforme vise donc à mieux organiser ce marché, à renforcer la mobilisation des recettes internes et à suivre de près les flux financiers liés aux paris, loteries et autres produits de jeu.

Les participants ont également évoqué l’annulation des effets des notes circulaires du 15 avril 2025, qui avaient créé des zones de flou pour certains opérateurs. Le ministère veut désormais un cadre clair, applicable à tous, avec des règles simples et contrôlables.
Au cœur des échanges, la SONAL occupait une place particulière. Cette entreprise publique doit retrouver un rôle central dans l’offre de jeux légaux, dans des conditions plus modernes et transparentes. Une nouvelle réunion est annoncée pour janvier 2026. Elle sera entièrement consacrée au plan de relance de la SONAL, avec un double objectif : améliorer sa compétitivité et l’aligner sur les pratiques en vigueur dans d’autres pays.
Pour le gouvernement, cette réforme répond aux orientations du président Félix Antoine Tshisekedi. Il s’agit de mieux encadrer les jeux, de lutter contre le blanchiment d’argent et les addictions, et de diriger une partie des recettes vers des projets de développement, au bénéfice direct de la population.
— M. KOSI



