Le 19 septembre à Kinshasa, le Vice-Premier ministre du Budget, Adolphe Muzito, a reçu une équipe pilotée par le ministre d’État au Plan, Guylain Nyembo, pour valider le déploiement d’une plateforme électronique de pilotage des réformes du climat des affaires. L’outil propose un tableau de bord unifié, des jalons et des indicateurs qui remontent jusqu’à la Présidence (Félix Tshisekedi) et à la Primature (Judith Suminwa) pour un suivi rapproché. Objectif : accélérer l’exécution, fiabiliser la traçabilité et fluidifier les échanges entre administrations et opérateurs économiques.
Marchés publics : dématérialiser, élargir l’accès, sécuriser les contrats
Côté Budget, trois réformes structurent la feuille de route : rendre opérationnel le Système intégré de gestion des marchés publics (SIGMAP), finaliser la réforme des marchés publics et adapter la loi correspondante. L’ensemble vise une chaîne d’achat public entièrement dématérialisée, de la planification à l’attribution, avec publication des étapes clés et horodatage des pièces. Les bénéfices attendus sont concrets : réduction des délais de traitement, visibilité sur les calendriers d’appels d’offres et clarification des critères d’évaluation.
L’ouverture plus large des procédures aux entreprises—y compris les PME—repose sur des règles homogènes et un guichet numérique unique. L’architecture SIGMAP, combinée à l’ajustement du cadre légal, renforce la sécurité juridique des contrats : meilleure conservation des preuves, limitation des litiges sur la conformité des dossiers, contrôle affiné des engagements de l’État. Pour les finances publiques, le dispositif améliore la qualité de la dépense et permet un suivi rapproché des paiements, avec remontée automatique des alertes en cas d’écart.
La plateforme présentée par la cellule du climat des affaires joue un rôle de “tour de contrôle” : consolidation des données, reporting partagé et arbitrages plus rapides. Les parties prenantes y trouvent un espace d’interaction pour corriger une procédure, débloquer un dossier ou ajuster un calendrier. L’ambition est claire : alléger les lourdeurs administratives qui freinent l’investissement et installer des pratiques stables qui rassurent les investisseurs. Budget et Plan alignent ainsi méthodes et calendrier autour d’un même référentiel numérique, afin de rendre le marché congolais plus lisible et plus compétitif.
— Peter MOYI



