Au Conseil des ministres du 10 octobre, le vice-premier ministre de l’Intérieur a détaillé les suites d’un rapport d’inspection dans le Lualaba : irrégularités avérées sur des sites, plan de sécurisation immédiat et conditions de levée de la suspension des exportations de cobalt décidée par l’ARECOMS.
Mesures immédiates et calendrier de reprise
Le rapport présenté en séance fait état de la présence d’hommes en uniforme sur certains sites, d’envahissements par des creuseurs illégaux et d’activités d’opérateurs étrangers en infraction. Le ministère de l’Intérieur annonce la démilitarisation des périmètres, la sécurisation des accès et un dispositif de surveillance destiné à prévenir toute intrusion. L’objectif est clair : rétablir l’autorité publique et assainir la chaîne d’approvisionnement, depuis l’extraction jusqu’au point de sortie.
Dans le même mouvement, le gouvernement a passé en revue les conditions nécessaires à la levée de la suspension des exportations de cobalt prise par l’Autorité de régulation et de contrôle des marchés de substances minérales stratégiques. La reprise devra intervenir dans un cadre maîtrisé, avec des garde-fous institutionnels renforcés afin de garantir la traçabilité des volumes et l’application des règles à chaque étape.
Un plan d’accompagnement a été adopté. Il combine des actions de court terme — sécurisation des sites, contrôle accru aux points d’embarquement, vérification des titres — et des mesures de fond pour fiabiliser les circuits d’exportation. La priorité porte sur l’identification du cobalt artisanal, la prévention des infiltrations d’acteurs non autorisés et la consolidation des mécanismes de collecte des recettes publiques dans un contexte de cours internationaux volatils.
La démarche s’inscrit dans une coordination interinstitutionnelle. Les ministères des Mines et de la Justice participent au pilotage, avec pour cap la transparence, la conformité des opérateurs et la confiance entre parties prenantes — État, entreprises et communautés. La levée progressive de la suspension dépendra du respect de ces exigences et de la capacité de l’ARECOMS à exercer pleinement son rôle de régulateur.
— M. KOSI



