La République démocratique du Congo a présenté, les 22–23 octobre 2025 aux Émirats arabes unis, son offre d’investissement à la World Investment Conference. À la tête de la délégation, la directrice générale de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI), Rachel Pungu Luamba, a mis en avant les réformes destinées à améliorer le climat des affaires, l’accompagnement des investisseurs et la diversification de l’économie.
Coopération RDC–Émirats : secteurs et guichet d’investissement
Devant un public d’institutions économiques et d’opérateurs privés, l’ANAPI a détaillé les priorités : mines à forte valeur ajoutée, énergie, agriculture, infrastructures, économie numérique et zones économiques spéciales. Pour accélérer les projets, l’agence crée un desk dédié aux investisseurs émiratis chargé d’assurer l’accueil, l’orientation et le suivi des dossiers, depuis la prise de contact jusqu’aux autorisations administratives.
En amont de la conférence, le 21 octobre 2025, l’ANAPI a co-organisé avec AIM et la Chambre de commerce de Sharjah un « side event » intitulé « DR Congo – Sharjah Business Forum: Invest in DRC ». Cette séance a permis des échanges ciblés sur les conditions d’implantation, le cadre légal et les délais de réalisation. La délégation congolaise comptait notamment des représentants de la SNEL, du CAMI, du CEEC, de l’UC-PPP, de l’hôpital militaire et de la société DELLIONS, afin de répondre aux questions techniques liées à l’accès au réseau, aux titres miniers, à la traçabilité, au partenariat public-privé et aux besoins en santé.
La directrice de l’ANAPI a insisté sur l’objectif de montée en gamme : attirer des capitaux stables, favoriser les chaînes locales de production et accroître les exportations en renforçant la gouvernance économique. L’ouverture du guichet émirati vise à fluidifier la relation avec les promoteurs et à réduire les frictions administratives qui freinent la mise en œuvre des projets.
La participation de l’ANAPI à la World Investment Conference et l’organisation du forum de Sharjah s’inscrivent dans une stratégie de visibilité internationale : présenter des projets bancables, clarifier les procédures et établir des points de contact opérationnels. Par cette démarche, la RDC cherche à convertir l’intérêt exprimé en engagements concrets, avec un suivi unique pour chaque investisseur et des réponses coordonnées entre les administrations concernées.
— M. KOSI



