La République démocratique du Congo a présenté, le 18 décembre 2025 à Kinshasa, ses derniers chiffres économiques à des investisseurs réunis par la Chambre de commerce américaine, la Présidence de la République et l’Ambassade des États-Unis. L’objectif était clair : montrer que le pays devient plus stable et plus attractif pour les capitaux étrangers.
Au nom du Gouvernement, le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a résumé la situation macroéconomique. La croissance est projetée à 5,6 %. Cela veut dire que l’économie congolaise continue de produire plus de richesses d’une année à l’autre. L’inflation tourne autour de 2,09 %, un niveau relativement bas qui limite la hausse des prix pour les ménages. La dette publique est jugée supportable, avec un service de la dette qui représente environ 7 % des recettes fiscales, ce qui laisse encore de la marge pour financer les dépenses publiques.
Des comptes plus stables pour accéder aux marchés financiers
D’après le Ministre, ces résultats ouvrent la voie à un accès progressif de la RDC aux marchés financiers internationaux. Le pays envisage une première émission d’euro-obligations à l’horizon 2026. Concrètement, il s’agirait pour l’État congolais d’emprunter directement de l’argent auprès d’investisseurs étrangers, en dollars ou en euros, à condition de présenter des comptes publics fiables et des règles claires.
Le Ministre a aussi rappelé la vision du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo : installer un environnement économique stable, lisible et attractif pour des investissements de long terme. Cette ambition s’inscrit dans un contexte de stabilisation régionale, jugé indispensable pour rassurer les entreprises.
Les discussions ont porté sur les réformes en cours pour améliorer le climat des affaires et sécuriser les investisseurs. Les autorités ont mis en avant plusieurs secteurs jugés prioritaires pour la croissance future : l’énergie, les mines, l’agriculture, les infrastructures et le numérique, avec des projets structurants déjà identifiés dans chacun de ces domaines.
Le Gouvernement a réaffirmé sa volonté de transformer ces réformes en actions concrètes et d’approfondir le partenariat économique entre la RDC et les États-Unis. L’objectif affiché est de faire de cette coopération un levier de croissance plus inclusive, capable de bénéficier au plus grand nombre de Congolaises et de Congolais.
— M. KOSI


