Le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) de la RDC et l’Industrial Development Corporation (IDC) d’Afrique du Sud ont signé, jeudi 12 février, un Protocole d’Accord (MOU) pour explorer des opportunités d’investissement conjoint. L’objectif est de faciliter des projets cofinancés dans des secteurs jugés prioritaires pour l’industrialisation.
Cet accord vise à renforcer la coopération économique entre Kinshasa et Pretoria, avec un accent sur la création de chaînes de valeur régionales à plus forte valeur ajoutée. Le FPI et l’IDC évoquent aussi la promotion du développement local et le soutien au commerce intra-africain, dans l’esprit de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf).
Des secteurs ciblés, et une logique de partage des risques

La signature s’est déroulée en présence du ministre sud-africain du Commerce, de l’Industrie et de la Concurrence, Parks Tau, qui a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à consolider les initiatives continentales autour des minerais critiques et à mutualiser des compétences et des ressources considérées comme stratégiques.
De son côté, la Directrice générale de l’IDC, Mmakgoshi Lekhethe, a mis en avant des pistes de co-investissement dans plusieurs domaines : hydrogène vert, minerais critiques, chaîne de valeur des véhicules électriques, fabrication avancée, commerce électronique, ainsi que agriculture et agro-transformation à haute valeur ajoutée.
Pour le Directeur général du FPI, Hervé Claude Batukonke, l’intérêt de ce type de partenariat entre institutions publiques de financement du développement est de mettre en place des mécanismes de partage des risques. En pratique, cela peut faciliter le cofinancement de projets industriels jugés structurants, en réduisant l’exposition d’un seul acteur et en rendant certains dossiers plus finançables.
— M. MASAMUNA



