Le Gouvernement congolais a arrêté un barème salarial intermédiaire pour le personnel de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et de l’Innovation. La paie complémentaire a déjà été exécutée, mais l’application financière du nouveau compromis dépend encore de la mise à disposition des crédits par le ministère des Finances.
Le vice-Premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito, a reçu mardi 21 juillet 2026, au Centre financier de Kinshasa, la ministre de l’ESURSI, Marie-Thérèse Sombo Safi. Les échanges ont porté sur la rémunération du personnel scientifique et académique, la paie complémentaire, le nouveau barème salarial et la préparation de la quatrième édition du Forum scientifique du génie congolais.
La principale décision concerne l’adoption d’un barème intermédiaire issu des discussions entre le Gouvernement et les représentants du personnel. Cette solution ne répond pas encore à l’ensemble des revendications salariales, mais elle constitue un compromis destiné à réduire les tensions dans les établissements publics. Marie-Thérèse Sombo Safi a indiqué que le ministère du Budget avait accompli sa part du travail. La mise en œuvre du barème reste désormais liée aux crédits attendus du ministère des Finances. La décision politique est donc arrêtée, mais son incidence sur les rémunérations dépendra du financement effectivement autorisé et intégré à la paie.
La paie complémentaire annoncée comme exécutée
La ministre a également confirmé l’exécution de la paie complémentaire. Cette opération figurait parmi les principales revendications portées par les syndicats du secteur, aux côtés de l’application de nouveaux barèmes, de la prime de recherche, de la mécanisation de nouvelles unités et de la situation des scientifiques en formation.
Le banc syndical avait décrété une journée sans activités le 15 juillet dans les établissements publics et menaçait de reprendre la grève générale à partir du 22 juillet. Les organisations syndicales dénonçaient les retards dans l’exécution des engagements pris par le Gouvernement et dirigeaient une partie de leurs revendications vers le ministère des Finances. L’accord sur un barème intermédiaire intervient ainsi dans un contexte de pression sociale. Son effet sur le climat universitaire dépendra de la rapidité avec laquelle les crédits seront débloqués et de la manière dont le compromis sera accueilli par les enseignants, les chercheurs ainsi que les autres catégories du personnel.
La distinction entre la paie complémentaire et le barème intermédiaire reste importante. La première est présentée par la ministre comme déjà exécutée. Le second constitue une nouvelle base salariale négociée, dont l’application attend encore le financement nécessaire. Ces deux dossiers ne se trouvent donc pas au même niveau d’exécution.
Le Forum du génie congolais également en attente aux Finances
La réunion a aussi abordé les préparatifs de la quatrième édition du Forum scientifique du génie congolais, annoncée pour le mois d’août 2026. Ce rendez-vous doit présenter des projets de recherche, des inventions et des innovations développés par des scientifiques et entrepreneurs congolais.
Selon Marie-Thérèse Sombo Safi, la contribution relevant du ministère du Budget a déjà été assurée. Le dossier se trouve maintenant au ministère des Finances pour la suite de son traitement. L’édition précédente avait été organisée en août 2025 sous la supervision du Gouvernement, avec l’objectif de valoriser les solutions scientifiques développées en RDC. La rencontre entre les deux membres du Gouvernement fait apparaître une même contrainte pour les dossiers examinés. Les arbitrages budgétaires ont été réalisés, mais leur concrétisation repose encore sur la disponibilité et le décaissement des crédits.
Pour le personnel de l’ESURSI, la prochaine étape sera donc l’intégration effective du barème intermédiaire dans la rémunération. Le compromis ne pourra produire un apaisement durable que lorsqu’il sera visible sur les fiches de paie et accompagné d’un dialogue continu avec les organisations syndicales.
— J. KAKESA









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