Un investissement de 23 millions de dollars américains est engagé pour la construction d’un nouveau pont sur la rivière Kwango, infrastructure présentée comme stratégique pour sécuriser la RN1 et consolider les échanges entre Kinshasa et plusieurs provinces de l’intérieur de la République démocratique du Congo.
Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a officiellement lancé les travaux jeudi 3 septembre dans le Kwango. Le nouvel ouvrage sera construit en amont du pont actuel, dont les diagnostics techniques ont révélé plusieurs signes de fragilisation, notamment des tassements de certaines piles, la corrosion de la structure métallique et une rigidité insuffisante du tablier.
Long de 283 mètres et large de 10 mètres, le futur pont sera constitué de dix travées, avec une travée de 13 mètres et neuf autres de 30 mètres. Il reposera sur deux culées et neuf piles intermédiaires fondées sur des pieux conçus en fonction des caractéristiques du site.
Au-delà de l’enjeu sécuritaire, le projet présente un intérêt économique majeur. La RN1 constitue un axe essentiel pour la circulation des personnes et l’acheminement des produits agricoles et des marchandises entre Kinshasa, le Kwango, le Kwilu et, plus largement, l’espace Kasaï. La sécurisation du franchissement de la rivière doit ainsi réduire les risques de rupture du trafic et contribuer à améliorer la fluidité des échanges sur ce corridor.
Par ailleurs, ce chantier a également été conçu pour limiter son impact sur l’activité économique. Un pont métallique provisoire sera aménagé afin de maintenir la circulation sur la RN1 pendant la construction du nouvel ouvrage. Le projet comprend en outre une voie d’accès de 497 mètres, des infrastructures d’assainissement et des équipements de sécurité.
Les études ont notamment intégré les contraintes hydrauliques de la rivière, la nature des sols, les fortes précipitations ainsi que les risques d’affouillement, avec pour objectif de renforcer la résilience de l’infrastructure face aux conditions du site.
Financé dans le cadre du Programme sino-congolais, le projet est placé sous la maîtrise d’ouvrage du ministère des Infrastructures et Travaux publics. L’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) intervient comme maître d’ouvrage délégué, tandis que l’entreprise SISC assure l’exécution des travaux.
Eldad B.









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