Les États-Unis ont officiellement prolongé l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) jusqu’au 31 décembre 2028, offrant ainsi davantage de visibilité aux exportateurs africains après plusieurs mois d’incertitude sur l’avenir de ce dispositif commercial.
Le président américain Donald Trump a signé et promulgué, le 3 septembre, la loi portant prorogation de l’AGOA, selon le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku, qui s’est félicité de cette décision. Le texte avait été adopté par le Sénat américain début août avant d’être approuvé par la Chambre des représentants le 1er septembre.
Mis en place en 2000, l’AGOA accorde aux pays d’Afrique subsaharienne éligibles un accès préférentiel, notamment en franchise de droits de douane, au marché américain pour plusieurs catégories de produits. Le dispositif couvre notamment les secteurs du textile et de l’habillement ainsi que certains produits agricoles, et constitue depuis plus de deux décennies un levier pour le développement des échanges, des investissements et des activités d’exportation africaines.
Pour le ministre congolais du Commerce extérieur, cette prorogation maintient les possibilités d’accès préférentiel au marché américain pour les produits « Made in DRC » éligibles au programme. Une perspective que Kinshasa entend transformer en opportunités commerciales concrètes pour les entreprises congolaises.
« Nous encourageons vivement les opérateurs économiques à saisir pleinement cette opportunité d’affaires », a déclaré Julien Paluku sur X, rappelant que la RDC a activement plaidé auprès des autorités commerciales américaines en faveur de la reconduction du dispositif.
Par ailleurs, le ministre invite ainsi les entreprises congolaises intéressées à se rapprocher du ministère du Commerce extérieur, notamment à travers l’Agence nationale de promotion des exportations (ANAPEX), désignée comme point de contact pour accompagner les opérateurs.
Cette prolongation de l’AGOA intervient alors que Washington pourrait encore faire évoluer sa politique commerciale envers l’Afrique. Elle permet néanmoins aux entreprises africaines, et particulièrement aux exportateurs congolais, de disposer d’une visibilité supplémentaire jusqu’à fin 2028 pour développer leurs activités et renforcer leur présence sur le marché américain.
Eldad B.









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