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Après 10 ans, la RDC dresse un bilan positif avec six Zones économiques spéciales implantées sur son territoire

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Dix ans après son lancement, l’Agence des Zones Économiques Spéciales (AZES) affirme son ancrage dans le paysage économique de la République Démocratique du Congo. Lors de la restitution de ses réalisations le 26 avril 2025, Auguy Bolanda, Directeur général de l’AZES, a mis en lumière les implantations concrètes effectuées à travers le territoire national.

Les ZES de Maluku et Kin-Malebo à l’Est de Kinshasa, celles de Kipushi et Kinsevere dans le Haut-Katanga, ainsi que celles de Lupopo à Kolwezi et Musienene dans le Nord-Kivu, jalonnent désormais le pays. Ces espaces visent à attirer des investisseurs industriels, créer de la valeur ajoutée locale et réduire la dépendance à l’exportation brute de ressources.

« Les Zones économiques spéciales sont aujourd’hui une réalité tangible pour notre pays. Ce n’est qu’un début, » a déclaré Auguy Bolanda, insistant sur l’importance de la continuité et de l’extension du projet.

Cette célébration décennale s’est tenue sous le thème « Mise en œuvre des zones économiques spéciales en RDC : bilan, défis et perspectives », rappelant que les ZES sont devenues un outil stratégique dans les ambitions d’intégration économique du pays.

Alors que la RDC a enregistré 6.439 produits à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et poursuit son intégration au dispositif américain AGOA (African Growth and Opportunity Act), les ZES offrent une opportunité de changement de paradigme : de simples exportations minières vers une véritable industrialisation tournée vers la transformation locale.

L’objectif est clair : augmenter le taux de transformation nationale des ressources naturelles, aujourd’hui estimé à moins de 20 %, pour atteindre 40 % à l’horizon 2035 selon les projections de la Banque africaine de développement (BAD).

Pour tirer pleinement profit de ces initiatives, plusieurs chantiers demeurent prioritaires. L’amélioration de l’environnement des affaires, la modernisation des infrastructures logistiques et la simplification des procédures douanières restent des conditions essentielles à la pleine opérationnalité des ZES. Selon la dernière évaluation de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), les délais moyens d’exportation en RDC atteignent encore 27 jours, contre 10 jours au Kenya.

Le pari des Zones économiques spéciales ne pourra être gagné sans un renforcement de la gouvernance locale, une coordination plus forte entre les institutions publiques et privées, et une capacité accrue à attirer des capitaux étrangers.

— M. KOSI

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