La République démocratique du Congo amorce un tournant décisif dans sa quête de stabilité et de croissance économique. Mardi, à Kinshasa, un dialogue stratégique s’est tenu entre le vice-Premier ministre en charge de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, et les membres du Conseil économique et social. Cet échange, chargé de sens, visait à éclairer les conseillers sur les initiatives nécessaires pour dynamiser l’économie nationale.
« Nous devons bâtir un environnement qui soutienne le développement durable de notre pays », a déclaré M. Mukoko Samba, soulignant la nécessité d’une refonte structurelle du cadre économique. Cette intervention a permis de dresser un état des lieux des réformes engagées par le gouvernement pour renforcer la compétitivité et attirer des investisseurs.
Le vice-Premier ministre a présenté une série de mesures concrètes adoptées pour moderniser les institutions et stimuler les secteurs clés. Parmi ces initiatives, des ajustements fiscaux et des mécanismes visant à encourager les investissements privés, essentiels pour consolider les fondements d’une économie capable de répondre aux ambitions de la RDC. Il a également insisté sur la création d’un cadre réglementaire propice à l’épanouissement des entreprises, en particulier les petites et moyennes entreprises, dont le potentiel reste encore largement inexploité.
L’intervention de M. Mukoko Samba a marqué un moment d’échange riche et constructif. En partageant les résultats des réformes en cours, il a offert aux conseillers des outils analytiques pour formuler des avis pertinents, indispensables à l’élaboration de politiques publiques efficaces. Ces orientations pourraient influencer des choix stratégiques dans des domaines variés, allant des infrastructures à l’optimisation des ressources naturelles.
Pour Jean Pierre Kiwakana Kimayala, président du Conseil économique et social, cette session a renforcé la capacité des conseillers à jouer leur rôle de vigie économique. En intégrant les données présentées, ils pourront mieux guider les décideurs et contribuer à l’amélioration des conditions de vie des Congolais. « Les informations reçues aujourd’hui enrichiront nos analyses pour proposer des solutions adaptées aux défis de notre pays », a-t-il déclaré.
L’une des priorités identifiées au cours de cet échange concerne le faible niveau d’épargne nationale, estimé à moins de 10 % du PIB. Cet indicateur révèle une limite majeure dans la capacité du pays à financer son développement sans recourir à l’endettement extérieur. Une attention particulière sera portée sur la sensibilisation des ménages et des entreprises à l’épargne, ainsi qu’à la mise en place d’instruments financiers innovants et accessibles.
La RDC, qui connaît une croissance économique moyenne de 6 %, a les atouts nécessaires pour transformer cette dynamique en un développement plus inclusif. Les prochaines étapes consisteront à accélérer la mise en œuvre des réformes et à surmonter les défis liés à la gouvernance. L’avenir économique du pays dépendra de l’équilibre entre ambition et pragmatisme dans les choix stratégiques.
Peter MOYI

