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Beni : le litre d’essence atteint 5 000 FC chez les revendeurs, soit 35 % de plus que le prix officiel

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À Beni, les habitants déboursent désormais jusqu’à 5 000 francs congolais pour un litre d’essence acheté auprès des revendeurs informels, surnommés localement « Kadhafi ». Ce tarif dépasse de plus de 35 % le prix officiel à la pompe, maintenu à 3 700 francs congolais. Pourtant, aucune pénurie n’est signalée, et les livraisons de carburant se poursuivent normalement.

Les revendeurs attribuent cette hausse à l’interdiction imposée aux camions de plus de 20 tonnes de traverser le pont Semuliki, reliant Kasindi à Beni et Butembo. Cette mesure, prise le 14 avril pour prévenir un effondrement du pont fissuré, ne concerne toutefois pas les camions-citernes transportant du carburant, qui sont autorisés à circuler.

Luc Machara, président des pétroliers de Beni, dénonce une spéculation injustifiée. Il souligne que les stocks sont suffisants et que les prix officiels n’ont pas été modifiés. Il appelle les autorités à intervenir pour réguler le marché et protéger les consommateurs.

Cette flambée des prix impacte directement le quotidien des habitants. Les tarifs des courses en taxi-moto ont doublé, voire quadruplé, passant de 1 000 à 4 000 francs congolais, rendant les déplacements quotidiens plus coûteux pour une population déjà confrontée à des défis économiques.

Au niveau national, le gouvernement assure qu’il n’y a pas de risque de pénurie de carburant. Le vice-premier ministre de l’Économie, Mukoko Samba, a indiqué que les stocks sont suffisants et que les sociétés pétrolières disposent des ressources nécessaires pour assurer l’approvisionnement. Il a également noté une augmentation de la consommation de carburant de près de 50 %, attribuée à la baisse des prix à la pompe.

En parallèle, sur le marché international, le prix du baril de pétrole Brent se maintient autour de 65,6 dollars, offrant une certaine stabilité aux pays importateurs comme la RDC.

Face à cette situation, les autorités locales sont appelées à renforcer la surveillance du marché pour prévenir les abus et protéger le pouvoir d’achat des citoyens.

— M. KOSI

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