Les dépenses de la présidence de la République démocratique du Congo (RDC) ont atteint 713,6 milliards CDF à la date du 26 juin 2024, selon les données officielles du ministère du Budget. Ce montant dépasse les prévisions budgétaires fixées à 665,2 milliards CDF (soit environ 264,1 millions USD, sur la base du taux moyen de 2 518 Francs congolais). Cette situation met en lumière une gestion budgétaire plus active que prévu pour l’année en cours.
Malgré cette surexécution budgétaire, le Plan d’engagement budgétaire (PEB) prévoyait une enveloppe allouée à la présidence de 204,4 milliards CDF. En pratique, cela signifie que les dépenses réelles ont excédé de 48,4 milliards CDF les crédits théoriques alloués pour la période analysée.
Une hausse budgétaire remarquable par rapport à 2023
Le budget alloué à la présidence en 2024 s’est accru de 19,58 % par rapport à l’année précédente, atteignant ainsi 665,2 milliards CDF, contre 556,5 milliards CDF en 2023. Cette augmentation représente une différence de 108,6 milliards CDF, marquant une tendance à la hausse des dépenses allouées au fonctionnement et aux charges administratives.
En se référant à l’exercice 2022, les dépenses de fonctionnement avaient été exécutées à hauteur de 411,37 milliards CDF, bien au-delà des prévisions de 262,49 milliards CDF, enregistrant ainsi un taux d’exécution de 156 %. Dans la même période, les dépenses de rémunération avaient atteint 436,24 milliards CDF, dépassant les 243,81 milliards CDF initialement prévus, avec un taux d’exécution de 178 %.
Le rôle stratégique du Plan d’engagement budgétaire (PEB)
Le Plan d’engagement budgétaire (PEB) reste un outil essentiel pour encadrer les dépenses de l’État, en répartissant les crédits par poste sur une base trimestrielle. Il se coordonne étroitement avec le Plan de trésorerie (PTR), élaboré par le ministère des Finances, afin d’assurer une gestion financière équilibrée.
Le dépassement des crédits budgétaires par la présidence soulève néanmoins des interrogations sur la maîtrise des dépenses publiques. Alors que la trajectoire budgétaire de 2024 montre une progression des allocations, elle témoigne également d’un rythme de consommation plus rapide que prévu, posant des enjeux pour les ajustements futurs.
M.KOSI



