Le redémarrage progressif des opérations à Kakula prend forme, malgré les perturbations provoquées par l’activité sismique de mai. Les travaux de pompage des eaux du secteur est de la mine souterraine avancent, avec une finalisation attendue d’ici la fin de l’année 2025.
En attendant, les concentrateurs des Phases 1 et 2 maintiennent le cap. Ils traitent à la fois les stocks et le minerai provenant de l’aile ouest, avec des performances qui confirment la solidité de l’installation. Le concentrateur de la Phase 3, en particulier, tourne à un rythme étonnant : environ 30 % au-dessus de sa capacité nominale. Cette performance permet d’amortir l’impact de l’arrêt partiel des zones touchées et de sécuriser les volumes de production.
Sur le deuxième trimestre, la mine a livré 112 000 tonnes de cuivre en concentré. Un résultat qui conforte la stratégie de continuité, tout en laissant entrevoir un maintien des exportations à un niveau stable pour le reste de l’année.
En parallèle, l’entreprise investit dans son autonomie énergétique. Des installations solaires sont en cours de construction pour couvrir jusqu’à un quart des besoins en électricité du complexe de Kamoa. Une initiative qui vise à réduire la dépendance au réseau national et à stabiliser les coûts d’exploitation, tout en intégrant une composante environnementale dans la production.
Les équipes poursuivent également le développement de nouvelles zones d’exploitation souterraine. Objectif : diversifier les accès au minerai et renforcer la résilience face aux aléas techniques ou naturels.
Derrière ces chiffres et chantiers se profile une logique simple : sécuriser la production, limiter les risques et préparer l’avenir. Si le calendrier du pompage est respecté, Kakula pourrait aborder 2026 avec une structure opérationnelle plus robuste, un mix énergétique mieux équilibré et une capacité d’extraction élargie.
— M. KOSI

