Le ministre des Mines de la République démocratique du Congo, Louis Watum Kabamba, poursuit sa mission de travail en Belgique avec une série de rencontres axées sur la transformation locale des minerais et le développement des chaînes de valeur minières. Cette visite s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à accroître la valeur ajoutée générée par les ressources naturelles congolaises.
Le lundi 8 juin 2026, le ministre a visité les installations du groupe Umicore à Olen, l’un des principaux acteurs mondiaux du raffinage et de la transformation des métaux stratégiques, notamment le cobalt et le germanium. Cette étape a permis à la délégation congolaise de découvrir plusieurs technologies utilisées dans le traitement des minerais critiques, dont la demande continue de croître avec le développement des batteries électriques, des énergies renouvelables et des nouvelles technologies.


Au cours de cette visite, Louis Watum Kabamba a salué les avancées technologiques du groupe belge et souligné l’importance du partenariat historique entre la RDC et la Belgique dans le secteur minier. Pour les autorités congolaises, le transfert de compétences, l’innovation industrielle et l’accès aux technologies de transformation constituent désormais des éléments essentiels pour accroître les retombées économiques du secteur extractif.
Cette démarche intervient alors que la RDC cherche à dépasser son rôle traditionnel de fournisseur de matières premières afin de développer progressivement des activités de transformation sur son territoire. Premier producteur mondial de cobalt et acteur majeur du marché du cuivre, le pays ambitionne de renforcer sa présence dans les segments à plus forte valeur ajoutée de la chaîne minière.
La mission ministérielle s’est ensuite poursuivie à Anvers, l’un des plus importants centres mondiaux du commerce du diamant. Des échanges ont eu lieu avec les responsables de l’Antwerp World Diamond Centre (AWDC), institution qui joue un rôle central dans les transactions internationales de diamants bruts.
La délégation congolaise a également visité les installations du groupe Bonas, société spécialisée dans le commerce et l’expertise diamantaire depuis plus d’un siècle. Les discussions ont porté sur les perspectives de développement du secteur diamantaire congolais ainsi que sur les possibilités de renforcer les relations avec les opérateurs internationaux actifs dans cette industrie.
Pour la RDC, qui demeure l’un des principaux producteurs africains de diamants, l’enjeu consiste à accroître la valeur créée localement tout en améliorant la traçabilité et la compétitivité de la filière.
Au-delà des aspects économiques, cette mission a également comporté un volet diplomatique. Le ministre des Mines a rencontré Maxime Prévot, vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement.
Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération entre les deux pays dans les domaines des minerais stratégiques, de l’industrialisation, du développement durable et de la transition énergétique. Les deux parties ont également évoqué les opportunités offertes par les ressources critiques congolaises dans un contexte marqué par la compétition mondiale pour l’approvisionnement en minerais indispensables aux technologies du futur.
Cette mission illustre la volonté des autorités congolaises de nouer des partenariats orientés non seulement vers l’exploitation des ressources naturelles, mais aussi vers le développement industriel, le transfert de technologies et la création de valeur sur le territoire national.
Dans un contexte où la RDC occupe une place stratégique sur le marché mondial des minerais critiques, les autorités souhaitent faire de la transformation locale un levier de croissance, de création d’emplois et de diversification économique afin d’accroître la contribution du secteur minier au développement du pays.
Par Peter MOYI





