La mise en œuvre du nouveau dispositif de taxation des carburants a généré un surcroît de recettes inattendu pour le Trésor congolais. Le vice-premier ministre chargé de l’Économie, Mukoko Samba, a présenté au Conseil des ministres un rapport qualifiant ces résultats « d’exceptionnels », tant sur le plan fiscal que parafiscal.
Des indicateurs chiffrés qui révèlent l’ampleur du redressement
Entre juillet et août 2025, les droits collectés via le Fichier informatisé des services (FIS) ont explosé de 1 500,6 %, signe que la fraude rognait jusque-là une part massive des revenus attendus. Parallèlement, les recettes du Fonds national d’entretien routier (Foner) ont progressé de 64 %, confirmant l’efficacité immédiate de la réforme.
Ces évolutions traduisent un assainissement du circuit de perception, avec un meilleur suivi des volumes de carburants mis en consommation et une centralisation plus stricte des flux financiers par les banques au sein du guichet unique. Pour Mukoko Samba, il s’agit désormais de renforcer le contrôle afin de verrouiller ces avancées et éviter un retour aux anciennes pratiques.
Le ministre a par ailleurs félicité les opérateurs impliqués, des sociétés pétrolières aux institutions publiques, pour leur coopération dans ce processus. Il sollicite un appui continu du gouvernement afin de consolider la réforme et de sécuriser durablement les recettes générées par la filière hydrocarbures, secteur longtemps gangrené par l’évasion fiscale.
— Peter MOYI



