La Banque Centrale du Congo (BCC) a publié, le 27 octobre 2025, une note destinée à calmer les inquiétudes face aux variations récentes du taux de change entre le franc congolais (CDF) et le dollar américain. L’institution décrit un retour progressif vers un niveau d’équilibre après une appréciation rapide du CDF observée ces dernières semaines.
La BCC précise que la remontée du franc jusqu’à environ 2 100 CDF pour 1 USD a été portée par des anticipations spéculatives de recul du dollar, le marché parallèle ayant ponctuellement affiché près de 1 800 CDF pour 1 USD. Ce mouvement s’étant essoufflé, le marché des changes s’aligne progressivement et les cours bancaires se rapprochent de ceux du marché informel, signe d’un climat plus serein. L’autorité monétaire rappelle son engagement à défendre la stabilité par les instruments de politique monétaire et de change, en coordination avec le Gouvernement.
« La Banque Centrale du Congo annonce ce qu’elle fera et fait ce qu’elle annonce », insiste l’institution pour renforcer la confiance des agents économiques.
Ce que montrent les chiffres de la semaine
La trajectoire récente du dollar face au CDF illustre ce rééquilibrage. Les repères publiés sont les suivants : 20 octobre 2025 : 1 USD = 2 164,67 CDF ; 21 octobre : 2 191,79 CDF ; 22 octobre : 2 198,35 CDF ; 23 octobre : 2 218,94 CDF ; 24 octobre : 2 233,27 CDF ; 27 octobre : 2 221,97 CDF. La série suggère un pic en fin de semaine puis un léger reflux en début de semaine suivante, cohérent avec l’idée d’un marché en voie d’apaisement.
En filigrane, le message de la BCC tient en trois points : le mouvement récent a été alimenté par la spéculation, la convergence entre banques et marché parallèle s’améliore, et la boîte à outils monétaire reste mobilisée pour préserver la stabilité des prix et du change. Pour les ménages et les entreprises, l’enjeu immédiat se situe dans la prévisibilité des paiements et des coûts d’importation ; un taux plus stable réduit l’incertitude dans la gestion de trésorerie, la fixation des marges et la planification des dépenses.
— M. KOSI






