Climat des affaires en RDC : pourquoi 79% des réformes restent en attente

Partager

La République démocratique du Congo continue de faire face à des défis dans l’amélioration de son climat des affaires, avec seulement 21% des réformes prévues qui ont été effectivement mises en œuvre. Ce chiffre, dévoilé à Kinshasa lors d’une réunion sur les avancées économiques, reflète une ambition encore éloignée des objectifs fixés par le gouvernement.

Lors de cette rencontre, le vice-Premier ministre en charge du Plan, Guylain Nyembo, a souligné la nécessité d’un engagement renforcé pour accélérer le processus. « Nous devons intensifier nos efforts et adopter une approche plus pragmatique pour que la RDC devienne une terre d’opportunités pour les investisseurs« , a-t-il affirmé.

La réunion s’est concentrée sur la validation d’une feuille de route stratégique, conçue pour revitaliser l’environnement économique. Cette feuille de route a été enrichie grâce aux contributions des partenaires internationaux et des recommandations issues de forums nationaux récents. Elle repose sur des actions classées en trois catégories : des mesures urgentes, des réformes à court terme et des initiatives de moyen et long termes. Une fois adoptée, elle sera déclinée en tâches spécifiques pour chaque ministère concerné, avec un mécanisme de suivi visant à optimiser les résultats.

Le gouvernement semble déterminé à transformer cette feuille de route en un véritable levier pour le développement. « Avec l’appui du président de la République et du Premier ministre, nous allons finaliser ce processus et poser les bases d’un climat des affaires capable de soutenir un développement durable« , a assuré Guylain Nyembo.

Malgré ce faible taux de mise en œuvre, la vision demeure ambitieuse. Les efforts visent à simplifier les démarches administratives, renforcer la sécurité juridique et offrir un cadre fiscal plus attractif. Ces réformes, si elles sont correctement exécutées, pourraient améliorer la compétitivité de la RDC et encourager les investissements nécessaires à sa croissance économique.

Le pays dispose de nombreuses opportunités inexploitées. Toutefois, pour en faire des moteurs de développement, il est impératif que les initiatives économiques soient traduites en actions concrètes. À 21%, le chemin reste long, mais le cadre mis en place pourrait poser les fondations d’une transformation économique attendue depuis longtemps.

Peter MOYI.

En savoir +

A la Une