Le prix de la tonne de cobalt s’établit à 35 418 USD sur la période du 13 au 18 octobre 2025, contre 34 235 USD la semaine précédente, soit une hausse de 3,45 % selon les mercuriales du Commerce extérieur. Ce palier confirme une trajectoire de reprise observée depuis début septembre.
La courbe hebdomadaire éclaire le mouvement. Du 1er au 6 septembre 2025, la variation ressort à +0,021 %. Du 29 septembre au 4 octobre, elle atteint +3 %. Puis, du 6 au 11 octobre, elle progresse encore de +1,80 %. Les niveaux de transaction reflètent ces paliers : 32 650 USD la tonne sur la semaine du 1er au 6 septembre (contre 32 643 USD la semaine d’avant), 33 629 USD sur la semaine du 29 septembre au 4 octobre (contre 32 649 USD), puis 34 235 USD du 6 au 11 octobre (contre 33 629 USD). Au 13 octobre, le marché franchit 35 418 USD, consolidant le rebond.
Offre, demande et effets en RDC
Le mouvement récent renvoie à l’équilibre offre-demande et aux frictions logistiques sur les chaînes d’approvisionnement. Quand les flux se tendent ou que les anticipations de consommation montent, les cours réagissent rapidement. Pour la RDC, l’impact est direct : la hausse des prix améliore les recettes d’exportation, soutient la trésorerie des opérateurs et peut élargir l’assiette fiscale. À l’inverse, une volatilité marquée perturbe la planification des investissements et pèse sur les marges des transformateurs lorsque les contrats sont mal indexés.
Le cœur extractif demeure le Lualaba et le Haut-Katanga, avec un pôle industriel autour de Kolwezi. Le Lualaba concentre près de 80 % de la production nationale. Cette géographie minière confère au pays un rôle pivot sur un métal stratégique pour les batteries et certaines applications industrielles. Une progression de 1 000 USD par tonne, à volumes constants, se traduit par un gain notable de devises pour les exportateurs et de recettes pour l’État via droits et taxes liés à la valeur.
La séquence de septembre-octobre confirme une remontée régulière des cours après un été plus hésitant. La capacité des producteurs à stabiliser les volumes, l’évolution des stocks chez les acheteurs et la fluidité des corridors logistiques resteront déterminantes pour la suite. En toile de fond, la RDC tire avantage de ce cycle, tout en gardant le besoin d’une gestion rigoureuse des contrats, des coûts et des investissements d’infrastructure afin de sécuriser la valeur ajoutée locale.
— M. KOSI



