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Crise des déchets à Kinshasa : 10 000 tonnes par jour, démystification des 48% de plastiques

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Par Mitterrand Mass, Journaliste Économique

Dans le sillage des directives présidentielles énoncées lors de la 117ème réunion du Conseil des Ministres du 27 octobre 2023, le Ministre du Commerce Extérieur, Jean-Lucien Bussz, mandaté par son homologue de l’Industrie, a présenté un bilan exhaustif lors du Conseil des ministres du 10 Novembre. La mission qui lui était confiée consistait à ausculter l’ensemble de la filière industrielle dédiée au recyclage des déchets de matières plastiques, et à formuler des recommandations étayées par une politique publique appelée à se déployer à l’échelle nationale.

Chiffres clés : Un regard impitoyable sur les déchets solides de kinshasa

La réalité chiffrée révèle une situation préoccupante. Chaque jour, la ville de Kinshasa génère une masse impressionnante de 10 000 tonnes de déchets solides, parmi lesquels 48% sont constitués de matières plastiques, suivis de près par 15% de terre et de céramique, ainsi que 11% de plastique additionnel.

Malgré les initiatives sporadiques enregistrées dans la capitale, le volume de plastiques non recyclés demeure colossal, tandis que l’importation de plastiques connaît une croissance soutenue.

Initiatives en cours et mesures structurelles : Un aperçu stratégique

Sous l’impulsion de l’injonction présidentielle, le Ministre de l’Industrie a annoncé la mise en place d’une Task-force rassemblant les instances compétentes pour aborder cette problématique sociétale. De surcroît, il a évoqué une série de mesures d’urgence, articulées sur le court, le moyen et le long terme, soumises à la délibération du Gouvernement.

L’approche ne se limite pas uniquement aux déchets plastiques, mais englobe également d’autres catégories telles que les épaves de véhicules abandonnés, les pneus, les appareils électroménagers et les rebuts. L’objectif est d’épargner les municipalités de la capitale du spectre dégradant et inadmissible des déchets qui jonchent les rues, les caniveaux et les cours d’eau.

Perspectives économiques : impact financier et solutions durables

Au-delà de l’aspect environnemental, cette crise des déchets plastiques a des répercussions économiques significatives. Les coûts de gestion des déchets non recyclés et les dépenses liées à l’importation accrue de plastiques imposent une pression financière considérable sur les ressources publiques.

En ce sens, les mesures préconisées par la Task-force, si elles sont appliquées efficacement, pourraient non seulement améliorer l’environnement, mais également générer des économies substantielles pour le gouvernement.

Conclusion : une nécessité d’action concertée

En somme, la gestion des déchets plastiques à Kinshasa requiert une action concertée à l’échelle nationale. Les chiffres implacables révèlent une réalité qui ne peut être ignorée, et les mesures proposées, si elles sont mises en œuvre avec diligence, pourraient marquer un tournant décisif dans la gestion de cette problématique économique et environnementale.

Par Mitterrand Mass, Journaliste Économique

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