Le marché du cuivre, qui avait commencé la journée en hausse, a finalement enregistré un recul après l’annonce de la fin de la grève à la mine d’Escondida au Chili. Ce site, partiellement détenu par le géant minier BHP, est l’une des plus grandes mines de cuivre au monde. La grève, entamée il y a trois jours, a été suspendue après qu’un accord préliminaire sur les revendications salariales des travailleurs a été trouvé.
Durant cette courte période de grève, les prix du cuivre avaient grimpé, atteignant un pic de deux semaines à 9 184,50 $ la tonne. Cette hausse était alimentée non seulement par la grève, mais aussi par des données macroéconomiques positives en provenance des États-Unis. Cependant, avec la reprise des activités à Escondida, les cours du métal rouge ont reflué, entraînant une progression hebdomadaire modérée de 2,3 %.
Ce n’est pas la première fois que des mouvements sociaux à Escondida impactent le marché mondial du cuivre. En 2017, une grève prolongée de 44 jours avait conduit à une flambée des prix du métal, soulignant l’importance de cette mine dans l’approvisionnement mondial. Aujourd’hui, la situation est différente, la hausse des stocks de cuivre sur le London Metal Exchange (LME) témoignant d’une demande qui reste fragile.
Alors que le marché s’ajuste à cette nouvelle dynamique, les analystes restent attentifs aux indicateurs macroéconomiques mondiaux et aux mouvements des stocks, deux facteurs clés pour l’évolution des prix du cuivre dans les semaines à venir.
Peter MOYI






