La République Démocratique du Congo (RDC) se prépare activement à sa participation à deux sommets environnementaux majeurs pour défendre ses intérêts dans la lutte contre la désertification et le changement climatique. Ces engagements traduisent la volonté du pays d’intensifier son rôle sur la scène mondiale en matière de gestion durable des ressources naturelles et de protection des écosystèmes.
Cop16 : une priorité pour la lutte contre la désertification
La RDC sera représentée à la 16ème Conférence des Parties de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP16), prévue du 2 au 13 décembre 2024 à Ryad, en Arabie Saoudite. Ce rendez-vous, coïncidant avec le 30ème anniversaire de la convention, offre une plateforme aux nations pour partager leurs stratégies et renforcer les efforts communs contre la désertification et la sécheresse, des phénomènes qui impactent durement les terres agricoles et les ressources naturelles.
La ministre congolaise de l’Environnement et du Développement Durable, Eve Bazaiba, a annoncé cette participation lors de la 21ème réunion du Conseil des Ministres. Le rapport du conseil souligne que « cette conférence vise à relever les défis de l’avenir en matière de résilience des terres, en adoptant une approche centrée sur les personnes ». Cette approche inclut des actions pour rehausser l’ambition mondiale, accélérer les initiatives pour protéger les terres et faire face aux impacts croissants de la sécheresse. Le rôle de la RDC est d’autant plus crucial dans ce contexte, en raison de ses vastes écosystèmes, dont la préservation est essentielle pour l’Afrique et le monde.
Cop29 : la voix de la RDC dans la lutte contre le changement climatique
En parallèle, la RDC participera à la COP29 sur le climat, qui se tiendra du 11 au 22 novembre à Bakou, en Azerbaïdjan. Conduite par la Première ministre Judith Suminwa, la délégation congolaise mettra en avant les intérêts nationaux face aux enjeux climatiques globaux. La COP29 représente une occasion pour la RDC de plaider pour un soutien renforcé de la communauté internationale dans ses efforts de conservation, notamment en termes de financement et de soutien technique.
En intégrant ces deux événements, la RDC s’efforce de défendre des mesures ambitieuses et de renforcer les alliances stratégiques pour un avenir plus durable. Les attentes sont élevées alors que le pays ambitionne de se positionner comme un acteur clé dans la préservation de l’environnement, non seulement en Afrique, mais sur la scène mondiale.
Peter MOYI

