À Kinshasa, les embouteillages interminables affectent directement l’économie locale. Effectuer un trajet de seulement 5 kilomètres peut prendre jusqu’à trois heures, entraînant des pertes conséquentes pour les chauffeurs de taxis et leurs clients. Parmi ces derniers, de nombreux fonctionnaires et commerçants déplorent le coût de ces retards sur leurs activités quotidiennes.
Bien que le prix du carburant ait récemment diminué, passant de 3 340 à 2 990,49 francs congolais, soit une baisse de 13 %, les Kinois ne ressentent guère cet impact dans leur quotidien. L’inflation persistante continue de maintenir les prix à un niveau élevé, annihilant ainsi les bénéfices attendus de la baisse des prix à la pompe.

Les tarifs des courses en taxi ne cessent d’augmenter, tout comme les prix des produits de première nécessité, renforçant le sentiment de « vie chère » qui domine les discussions dans les foyers kinois. Cette hausse continue de la vie quotidienne pousse de nombreux habitants à s’interroger sur les raisons profondes de ces embouteillages. Selon les chauffeurs de taxi, la réduction des prix du carburant ne se traduit pas par une économie réelle pour eux, car les embouteillages intensifs les forcent à consommer davantage de carburant, annulant ainsi tout bénéfice potentiel.
Ces files interminables de véhicules dans les rues de Kinshasa représentent une véritable entrave pour l’économie locale, où le temps perdu en transport devient un « manque à gagner » pour tous les acteurs, freinant autant les affaires que le pouvoir d’achat de chacun.
Signé par Peter MOYI

