Au 30 décembre 2025, la Banque Centrale du Congo (BCC) place le taux de change indicatif à 2 212,6376 CDF pour 1 USD, avec un cours acheteur moyen de 2 168,3849 CDF et un cours vendeur moyen de 2 256,8904 CDF. L’euro s’affiche à 2 602,6974 CDF et le yuan chinois à 315,7008 CDF.
Un marché des changes plus serré, des prix contenus, mais une politique monétaire toujours ferme
La veille, le dollar évoluait autour de 2 160 CDF avant de remonter à 2 212 CDF. Le mouvement reste limité et se fait dans une zone étroite. Pour la BCC, cela ressemble à un marché mieux équilibré, avec des écarts moins excessifs entre acheteurs et vendeurs.
Cette trajectoire prolonge le raffermissement observé depuis septembre. La BCC met en avant une gestion plus maîtrisée de la liquidité et des actions ciblées qui réduisent l’espace pour les comportements spéculatifs sur le franc congolais.
Sur les prix, les tableaux de fin décembre indiquent une inflation basse et stable. Les variations hebdomadaires restent contenues, et le glissement annuel tourne autour de 2 à 3 % selon les dates de référence de décembre. Un change plus favorable réduit la pression sur la facture des importations, surtout pour les produits alimentaires et l’énergie, ce qui limite la hausse des prix payés par les ménages.
Malgré cette accalmie, la BCC ne relâche pas la garde. Le taux directeur reste élevé, autour de 17,5 %, et le marché monétaire garde des conditions restrictives. Le message est simple : éviter un retour des tensions sur le dollar et empêcher que l’inflation reparte à la hausse.
Les chiffres publiés signalent aussi un point suivi de près par les finances publiques. Les graphiques officiels montrent qu’en novembre 2025, comme depuis le début de l’année, les recettes réalisées ont dépassé les assignations budgétaires, même avec un franc congolais plus ferme. La performance repose sur un effort de recouvrement et une meilleure organisation des flux fiscaux, même si des discussions techniques restent ouvertes sur la composition de certaines recettes et sur l’effet du change, parfois avec un décalage, sur la base taxable.
Pour les ménages, un dollar autour de 2 200 CDF aide à freiner la hausse des produits importés. Pour les entreprises, la visibilité sur les coûts de change s’améliore, mais le niveau des taux d’intérêt continue de peser sur l’accès au crédit et sur l’investissement.
— M. MASAMUNA



