Le directeur général de l'Africa CDC, Jean Kaseya, affirme qu'environ 700 millions USD sur les 926,66 millions décaissés par les bailleurs pour la riposte à Ebola restent introuvables. Kinshasa menace de retirer l'accréditation des organisations qui ne rendent pas de comptes.

PublireportageOrganisé par Africa CDC
Le directeur général de l’Africa CDC, Jean Kaseya, affirme qu’environ 700 millions USD sur les 926,66 millions décaissés par les bailleurs pour la riposte à Ebola restent introuvables. Kinshasa menace de retirer l’accréditation des organisations qui ne rendent pas de comptes.
Jean Kaseya, directeur général de l’Africa CDC, a dénoncé le 14 octobre 2026 lors d’une conférence de presse à Kinshasa une gestion opaque des fonds alloués à la riposte contre l’épidémie d’Ebola de souche Bundibugyo en RDC, rapporte Actualite.cd. Selon lui, les bailleurs ont versé 926,66 millions USD aux partenaires de mise en œuvre, et environ 700 millions USD ne peuvent pas être justifiés. Ce montant représente environ 75,5 % des sommes décaissées, d’après un calcul de Lepoint.cd.
L’Institut national de santé publique (INSP) a retrouvé la trace de plus de 200 millions USD, dont près de 100 millions seraient inutilisés, d’après le même compte rendu. Une réunion convoquée par le Dr Kalambayi et le directeur général de l’INSP n’a réuni que moins de 30 % des partenaires.
Lors d’un point de presse le 2 octobre, le directeur général de l’INSP, Dieudonné Mwamba, avait indiqué que sur environ 94 partenaires accrédités, seuls 25 avaient rendu compte des fonds reçus et utilisés. Les engagements annoncés atteignaient environ 260 millions USD, pour 226,344 millions reçus, 127,374 millions de dépenses déclarées et 89,326 millions de solde. Les dépenses déclarées représentent donc environ 56 % des fonds reçus, d’après un calcul de Lepoint.cd.
Le ministre de la Santé, Roger Samuel Kamba, a dénoncé le « flou artistique » qui entoure l’aide. Il a annoncé des mesures coercitives contre les organisations qui ne justifient pas leurs fonds, dont le retrait de l’accréditation et une action de la Direction générale des migrations (DGM). Il a précisé que ces exigences font suite à une instruction du président Félix Tshisekedi.
Le premier plan de riposte de trois mois a mobilisé environ 227 millions USD, dont près de 99 millions seraient inutilisés, a-t-il indiqué. Les 50 millions USD apportés par l’État ont été dépensés « de manière transparente » selon le ministre, qui dit avoir transmis un rapport au Premier ministre. Roger Samuel Kamba a ajouté que le manque de visibilité sur les fonds des partenaires complique les discussions sur l’appui budgétaire avec le FMI.





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