Le Gouvernement congolais et la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) ont convenu, mercredi à Lubumbashi, d’un ensemble de réformes destinées à améliorer le climat des affaires dans la province du Haut-Katanga, principal pôle économique et minier du pays.
La réunion stratégique, co-présidée par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, et le ministre intérimaire de l’Industrie en charge de l’Entrepreneuriat et des PME, s’est tenue au gouvernorat de province en présence des responsables de la FEC/Haut-Katanga.
Leurs discussions ont principalement porté sur les difficultés rencontrées par les opérateurs économiques, notamment à la frontière de Kasumbalesa, principal corridor commercial entre la République démocratique du Congo et la Zambie.
Les deux parties ont affiché leur volonté commune de préserver les investissements, de supprimer les obstacles administratifs et de fluidifier les échanges commerciaux.
À l’issue des échanges, le Gouvernement a annoncé la mise en œuvre de sept mesures prioritaires répondant aux principales préoccupations du secteur privé. Il s’agit de l’harmonisation de la procédure du scellé électronique, de la clarification juridique de la dématérialisation du numéro Import-Export, de la sensibilisation des opérateurs économiques au Régime commercial simplifié (RECOS), de la réduction des délais de traitement des demandes de dérogation, de la suppression des interférences administratives jugées redondantes, de la décentralisation de certaines décisions administratives ainsi que de la création d’une plateforme numérique destinée à assurer un dialogue permanent entre l’État et les entreprises.
De son côté, Julien Paluku a invité les entreprises congolaises à tirer profit des débouchés offerts par les accords commerciaux conclus ou négociés par la RDC avec plusieurs partenaires internationaux.
Il a notamment cité l’accès au marché américain dans le cadre de l’AGOA, l’accord-cadre commercial signé avec la Chine en 2024, l’accès préférentiel au marché britannique exempt de droits de douane sur 99 % des produits, l’accord avec les Émirats arabes unis actuellement en cours de ratification, ainsi que les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
A l’en croire, ce dialogue avec la FEC marque le début d’un processus permanent de concertation visant à lever les contraintes qui freinent les activités économiques et à renforcer la compétitivité des entreprises congolaises.
Eldad B.








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