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Kasumbalesa : un port sec pour réduire les coûts et créer des emplois

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Le projet de port sec à Kasumbalesa doit changer le quotidien du transport de marchandises entre la RDC et les pays voisins. À la clé, un avantage économique cumulé évalué à 1 milliard USD et près de 123 millions USD de gains liés à la sécurité routière, selon Jean-Pierre Bemba. Le site promet aussi au moins 2 000 emplois directs et 5 000 emplois indirects.

Un outil logistique au service de la vision du chef de l’État

Pour le vice-Premier ministre en charge de la Défense, ce contrat s’inscrit dans la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi. L’objectif est clair : utiliser les infrastructures logistiques pour soutenir le développement du pays. La RDC occupe une position stratégique en Afrique centrale. Elle relie les zones côtières aux pays de l’hinterland. Kasumbalesa, à la frontière avec la Zambie, est déjà un passage obligé pour une grande partie des marchandises.

Le port sec de Kasumbalesa doit transformer ce point de passage en véritable plateforme de transit. Jean-Pierre Bemba rappelle que ce projet s’aligne sur l’ambition de faire de la RDC une « plateforme régionale de transit » au profit des économies voisines.

Sur le terrain, le projet est concret. Le futur port sec comprendra trois types d’entrepôts : des entrepôts hors douane extensibles, des entrepôts sous douane extensibles, ainsi que des entrepôts hors douane avec une zone de quarantaine et un stock de sécurité, eux aussi extensibles. Le site accueillera aussi de vastes parkings pouvant recevoir jusqu’à 2 000 poids lourds, un dépôt d’hydrocarbures, une caserne de sapeurs-pompiers et trois dortoirs capables d’héberger plus de 1 000 employés.

Une réserve foncière est prévue le long de la route nationale numéro 1 pour une station-service et des espaces commerciaux. Ces services doivent accompagner le trafic des camions, offrir des services de base aux transporteurs et soutenir l’activité économique locale.

Le gouvernement met aussi en avant l’effet sur les coûts de transport. En regroupant les opérations de contrôle, de stockage et de transit, le port sec doit réduire les délais, limiter les embouteillages de camions et diminuer les dépenses logistiques des entreprises. Pour la RDC, cela signifie une meilleure compétitivité et plus de recettes liées au commerce transfrontalier.

Associé au corridor de Banana, ce projet renforce le maillage logistique du pays, du littoral atlantique jusqu’aux frontières du sud. Pour l’Ogefrem comme pour l’État, Kasumbalesa devient ainsi un maillon clé de la chaîne de transport régionale.

— M. KOSI

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