À dix jours de la date limite fixée au 1er février 2026, la Ville de Kinshasa accélère sa campagne de sensibilisation autour de deux impôts clés, l’impôt foncier 2026 et l’impôt sur les revenus locatifs 2026, revenus 2025. Le ministre provincial des Finances, Magloire Kabemba, a réuni le mercredi 21 janvier 2026 les responsables de la Direction générale des Recettes de Kinshasa, DGRK, pour évaluer l’état d’avancement de la feuille de route logistique et opérationnelle prévue pour cette période.
La réunion s’est tenue au siège de la DGRK, en présence du chargé de missions Gérard Kaja Kambowa et du directeur général de l’APDNK, Jean Jacques Tembele Buku. Pour l’exécutif provincial, l’objectif est double, éviter l’embouteillage de dernière minute dans les centres fiscaux et améliorer le taux de conformité, en particulier chez les propriétaires immobiliers et les bailleurs, directement concernés par ces obligations.

« Je suis venu faire le point avec le Chargé de Missions à la Direction Générale des Recettes de Kinshasa sur les différentes activités en rapport avec la Grande échéance, qui est fixée au 01er février 2026 », a déclaré Magloire Kabemba, en marge des échanges.
Dans un contexte où les autorités cherchent à renforcer la mobilisation des recettes internes, cette séquence fiscale constitue un test de discipline budgétaire au niveau local. Les recettes issues de la fiscalité immobilière sont souvent présentées comme un levier important pour stabiliser le financement des dépenses publiques de proximité, notamment l’entretien urbain et certains services municipaux. Le signal envoyé par l’administration est clair, la date du 1er février reste la borne légale.
Le ministre provincial des Finances affirme constater une progression « satisfaisante » de l’organisation, particulièrement sur la logistique. Il annonce que le lancement officiel de la campagne interviendra le lundi 26 janvier 2026, lors d’une conférence de presse qu’il coanimera avec Gérard Kaja Kambowa. « Nous allons organiser un point de presse pour lancer la campagne de manière officielle », a-t-il indiqué.
Pour élargir le rayon d’action, la DGRK annonce déjà des dispositifs de proximité. Gérard Kaja Kambowa fait état de l’installation en cours de panneaux publicitaires et d’affiches dans différents points de la capitale, afin de rappeler les catégories de contribuables visées et l’échéance du 1er février 2026. Il annonce aussi l’ouverture de sites supplémentaires, pour réduire la distance et le coût d’accès aux services fiscaux, et limiter l’engorgement dans les guichets habituels.
La stratégie de sensibilisation cible également les acteurs économiques organisés. Une matinée fiscale est programmée à la Fédération des Entreprises du Congo, FEC, pour informer et mobiliser les opérateurs. D’autres sessions sont annoncées avec des communautés locales et des confessions religieuses, afin d’élargir la diffusion du message dans les quartiers.
Au-delà de la communication, l’enjeu reste celui de l’exécution. Dans une économie où l’État cherche à élargir l’assiette fiscale et à sécuriser ses ressources, l’efficacité de ces campagnes se mesure souvent à un indicateur simple, la capacité de l’administration à convertir l’information en paiements effectifs, sans frictions excessives pour le contribuable.
— Joldie KAKESA

