La République Démocratique du Congo, un pays où l’agriculture constitue près de 20% du PIB, bénéficie d’un appui renforcé de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans sa stratégie de protection des végétaux. Lors d’un atelier tenu à Kinshasa le 20 août 2024, le représentant de la FAO en RDC, Aristide Ongone Obame, a réaffirmé l’engagement de l’organisation à accompagner le gouvernement congolais dans cette mission cruciale.
L’impact économique des mesures phytosanitaires
La protection des végétaux n’est pas qu’une question de sécurité alimentaire ; elle est également un enjeu économique de premier plan. En effet, la mise en œuvre de mesures phytosanitaires efficaces peut augmenter significativement la productivité des cultures, réduire les pertes dues aux maladies et ravageurs, et par conséquent, améliorer le revenu des agriculteurs. Cet atelier, qui s’est déroulé du 20 au 23 août, a mis en lumière l’importance d’une harmonisation des normes phytosanitaires pour permettre à la RDC de mieux s’intégrer aux marchés régionaux et internationaux.
En renforçant la capacité des agriculteurs locaux à protéger leurs cultures, la RDC pourrait voir ses rendements agricoles augmenter de manière substantielle. À terme, cela pourrait entraîner une hausse de 10% à 15% des exportations agricoles, contribuant ainsi à une amélioration des balances commerciales du pays.
Un atelier aux retombées économiques significatives
La participation de la RDC à cet atelier régional, organisé en collaboration avec la Convention Internationale pour la Protection des Végétaux (CIPV) et diverses organisations régionales, souligne l’importance stratégique de ce secteur pour l’économie nationale. En plus d’assurer la sécurité alimentaire, une agriculture protégée et performante est synonyme de stabilité économique, de création d’emplois et d’augmentation des revenus.
D’après les experts présents, les travaux de Kinshasa devraient aboutir à une réduction des pertes agricoles estimée à 5% par an, ce qui pourrait se traduire par des économies substantielles pour les agriculteurs congolais. De plus, la promotion de pratiques phytosanitaires harmonisées facilitera l’accès des produits congolais aux marchés internationaux, souvent freinés par des normes strictes.
La FAO, un partenaire clé pour l’économie congolaise
En réitérant son soutien à la RDC, la FAO se positionne comme un partenaire stratégique dans le développement économique du pays. L’amélioration de la protection des végétaux pourrait à terme réduire les coûts liés aux importations alimentaires en favorisant une production locale accrue, et donc, contribuer à une meilleure résilience économique face aux fluctuations des prix sur les marchés mondiaux.
En conclusion, l’accompagnement de la FAO dans le renforcement des capacités phytosanitaires en RDC est bien plus qu’un simple soutien technique ; c’est un levier puissant pour dynamiser l’économie agricole du pays, augmenter les revenus des ménages ruraux et stimuler les échanges commerciaux internationaux.
Article signé par M. MATUVOVANGA





