En novembre 2025, la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) a organisé sa « Rentrée économique » pour remettre au centre le dialogue entre l’État et le secteur privé en RDC. L’objectif affiché est clair : améliorer le climat des affaires pour le rendre plus performant, plus inclusif et plus prévisible.
La rencontre a rassemblé plusieurs acteurs de la gouvernance économique, dont la Première ministre, un représentant de la Cellule Climat des Affaires et le représentant résident du PNUD en RDC. Ensemble, ils ont défendu une même direction : faire de la compétitivité économique un levier du développement durable, c’est-à-dire une croissance qui crée de la valeur sur le long terme, sans laisser des pans entiers de l’économie en marge.
Derrière cette notion de « compétitivité », l’idée est simple : une économie attire davantage d’investissements, produit plus, exporte mieux et crée plus d’emplois quand les règles sont compréhensibles, stables, et appliquées de façon cohérente. Pour les entreprises, cela se traduit par des coûts plus lisibles, moins d’incertitudes et une meilleure capacité à planifier.
Les intervenants ont aussi insisté sur un point de méthode : aucune réforme structurelle ne tient dans la durée si la confiance n’est pas au rendez-vous. La réforme des règles, des procédures ou des institutions ne suffit pas si l’État et le secteur privé ne se parlent pas, ne se comprennent pas et ne s’engagent pas à respecter des objectifs communs.
Le dernier numéro du magazine La Lettre revient sur les différentes allocutions prononcées lors de cette Rentrée économique, qui veut installer une logique de concertation et de responsabilité partagée entre les pouvoirs publics et les acteurs économiques.
— M. MASAMUNA

