Rentrée économique FEC 2025 : l’État et le secteur privé veulent passer des discours aux résultats

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La Fédération des Entreprises du Congo (FEC) présente sa Rentrée économique 2025 comme un rendez-vous de travail. L’enjeu affiché est clair : faire du climat des affaires un levier durable pour soutenir la croissance, attirer l’investissement, créer des emplois et renforcer la compétitivité de la RDC.

Le message de base tient en une idée simple : le développement économique ne se décrète pas. Il se construit dans la durée, avec de la confiance, un cadre stable et des règles qui s’appliquent réellement sur le terrain.

La FEC insiste sur un point : la perception internationale du pays, la confiance des investisseurs et même la performance économique intérieure dépendent d’abord de la qualité des réformes. Et pas seulement de leur existence sur papier. Pour l’organisation patronale, ce qui compte, c’est la stabilité du cadre réglementaire et la cohérence des politiques fiscales et administratives, afin que les entreprises puissent anticiper, investir et produire sans incertitude permanente.

Dans cette logique, améliorer le climat des affaires n’est pas présenté comme une simple revendication d’entreprises. La FEC le décrit comme une condition pour stimuler l’investissement, renforcer la création de valeur locale, moderniser les secteurs productifs et rendre l’économie plus résistante face aux chocs.

Une convergence de ton, mais un test sur l’exécution

Fait mis en avant : une convergence rare dans les discours entre la FEC, la Première ministre, la Cellule Climat des Affaires et le PNUD. Tous s’accordent sur une même lecture du problème : le défi n’est plus seulement d’adopter des textes ou d’annoncer des mesures. Le vrai test est leur application effective, visible et mesurable pour les entreprises, et au bout de la chaîne, pour les citoyens.

La Première ministre met l’accent sur la transformation locale, l’emploi et la valeur ajoutée produite en RDC. La FEC, elle, réclame des réformes applicables, un cadre fiscal stabilisé, moins de tracasseries et une gouvernance plus prévisible. De son côté, la Cellule Climat des Affaires souligne les progrès déjà réalisés et appelle à une évolution des pratiques administratives. Le PNUD, enfin, encourage un partenariat structurant pour libérer le potentiel d’investissement et soutenir l’emploi, avec une attention aux jeunes et aux femmes.

Cette rentrée économique met aussi en avant les secteurs considérés comme moteurs : mines, agriculture et forêts, énergie, industrie, télécommunications, banques et assurances, transports et infrastructures, emploi et sécurité sociale. L’idée est de ne pas rester dans le général, mais de documenter ces secteurs et de porter des propositions concrètes pour améliorer leur productivité et leur contribution à l’économie.

Au final, la FEC présente cette édition comme plus qu’un événement institutionnel : un outil de pilotage économique et une plateforme d’engagements mutuels. La promesse implicite est simple : rendre l’environnement des affaires plus stable, et faire en sorte que la croissance profite davantage au pays.

— M. KOSI

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