La RDC a enregistré plus de 300 catastrophes au cours des 25 dernières années, avec au moins 8,2 millions de personnes touchées. Face à cette pression humaine et budgétaire, le gouvernement veut mettre en place des financements préparés à l’avance pour répondre plus vite aux urgences.
Kinshasa a accueilli, le 30 avril 2026, la cérémonie de présentation du diagnostic sur le financement des risques de catastrophes. L’activité a été présidée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, en collaboration avec la Banque mondiale. Le rapport présenté met en évidence le poids croissant des catastrophes sur les populations, les infrastructures et les finances publiques. En 25 ans, plus de 300 événements ont frappé le pays, touchant au moins 8,2 millions de personnes. Les inondations représentent l’un des risques les plus coûteux, avec un coût moyen annuel de réponse estimé à 62 millions USD.
Ces dépenses correspondent aux moyens mobilisés après les dégâts pour assister les populations, rétablir certains services de base et répondre aux besoins les plus urgents. Elles montrent aussi les limites du financement budgétaire classique, souvent activé après la catastrophe. Dans un pays exposé aux chocs climatiques, cette approche peut créer des retards dans l’intervention publique et ajouter une pression sur le budget national, déjà sollicité par d’autres priorités sociales et économiques.
Des fonds prévus avant les crises
Le gouvernement veut donc évoluer vers des mécanismes de financement pré-arrangés. En termes simples, il s’agit de prévoir à l’avance des ressources qui peuvent être mobilisées rapidement lorsqu’une catastrophe survient. Cette méthode permet de réduire les délais de réaction, de mieux protéger les ménages touchés et de limiter les effets des urgences sur l’équilibre des finances publiques. Pour la RDC, l’enjeu est de passer d’une réponse surtout réactive à une planification plus organisée face aux risques.
Dans son intervention, le ministre des Finances a salué la vision du Président Félix Tshisekedi, orientée vers la protection des populations. La cérémonie a réuni le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, le Gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, ainsi que le Conseiller spécial du Chef de l’État. Cette démarche vise à renforcer la résilience du pays face aux chocs climatiques et à éviter que chaque catastrophe ne se transforme en tension supplémentaire pour les finances publiques.
— M. MASAMUNA


