Cinq à dix entreprises congolaises spécialisées dans le cacao, le café, le piment, le soja ou le sésame s’apprêtent à franchir une étape décisive : accéder au vaste marché chinois sans droits de douane. Cette avancée est le fruit d’un accord-cadre signé récemment à Pékin, ouvrant la voie à une coopération renforcée entre la République démocratique du Congo (RDC) et la province chinoise du Hunan.
Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a accueilli à Kinshasa le vice-gouverneur du Hunan, Cao Zhigiang, accompagné d’une délégation de dirigeants d’entreprises chinoises. Cette rencontre a abouti à la création d’une commission mixte RDC-Chine chargée d’identifier les secteurs porteurs, les acteurs clés et les ressources nécessaires pour concrétiser cette collaboration.

La province du Hunan, région natale de Mao Zedong, joue un rôle central dans les échanges sino-africains. En 2024, ses échanges commerciaux avec l’Afrique ont atteint 47,3 milliards de yuans, soit environ 6,5 milliards de dollars, enregistrant une hausse de 8,4 % par rapport à l’année précédente. Le Grand Marché de Gaoqiao, situé à Changsha, s’est imposé comme un centre névralgique pour la distribution de produits africains, notamment le cacao et le café.
Dans cette dynamique, la RDC participera à la 4e Exposition économique et commerciale Chine-Afrique, prévue du 12 au 15 juin à Changsha. Des espaces y seront réservés aux entreprises congolaises, offrant une opportunité de présenter leurs produits à un public international.
Parallèlement, la RDC envisage de moderniser ses infrastructures de certification, avec la construction de laboratoires ultramodernes pour garantir la qualité des produits destinés à l’exportation. Cette initiative vise à répondre aux exigences du marché chinois et à renforcer la compétitivité des produits congolais sur la scène internationale.
— M. MATUVOVANGA


