Le samedi 17 août, le ministre des Mines, Kizito Pakabomba, a effectué une visite d’inspection au siège de l’entreprise minière Metalkol, située dans la ville de Kolwezi, dans la province du Lualaba. Cette visite, bien que de nature technique, revêt une importance économique significative pour la République Démocratique du Congo (RDC), étant donné le rôle central du secteur minier dans l’économie du pays.
Metalkol, filiale de Eurasian Resources Group (ERG), se spécialise dans la production de cuivre et de cobalt, deux ressources clés pour l’économie mondiale, notamment dans la transition énergétique. L’entreprise a mis en place une stratégie innovante de récupération et de revalorisation des rejets miniers, une démarche qui illustre l’évolution technologique du secteur minier congolais.
Une politique de récupération innovante pour des minerais précieux
Lors de cette visite, Jean Claude Senga wa Lubembe, chef des opérations chez Metalkol, a exposé les différentes étapes du processus de production et de traitement des minerais au ministre Kizito. Il a souligné l’importance de la récupération des rejets miniers, expliquant que l’entreprise retravaille actuellement les anciens résidus du concentrateur de Kolwezi. « À l’époque, le concentrateur de Kolwezi avait un rendement de récupération d’environ 60 %, ce qui signifie que 40 % du cuivre et du cobalt présents dans les minerais étaient perdus », a-t-il précisé.
Ces résidus miniers, estimés à plus de 45 millions de tonnes avec une teneur moyenne de 1,33 % en cuivre et de 0,3 % en cobalt, ont été stockés dans le bassin conventionnel de Kingamyambo par la Générale des Carrières et des Mines (GCM) pendant des années. En outre, environ 85 millions de tonnes de rejets contenant 1,5 % de cuivre et 0,33 % de cobalt ont été déversés dans la rivière Musonoie, entraînant son assèchement progressif.
L’impact environnemental de la récupération des rejets
L’initiative de Metalkol ne se limite pas à la récupération des métaux précieux ; elle vise également à atténuer les impacts environnementaux des anciennes pratiques minières. Jean Claude Senga a souligné que, grâce à cette récupération, la rivière Musonoie pourra être progressivement restaurée, ce qui constitue un bénéfice environnemental majeur pour la région.
L’approche de Metalkol reflète un changement dans la gestion des ressources naturelles en RDC, où la récupération des rejets miniers est désormais perçue non seulement comme une opportunité économique, mais aussi comme une nécessité écologique. En exploitant les technologies modernes pour extraire les métaux autrefois perdus, l’entreprise contribue à la réduction des impacts négatifs sur l’environnement tout en renforçant la rentabilité du secteur minier.
la RDC et l’avenir du secteur minier
La visite du ministre Kizito Pakabomba à Metalkol met en lumière les défis et les opportunités du secteur minier congolais. Alors que la RDC cherche à maximiser les bénéfices économiques de ses ressources naturelles, la mise en œuvre de technologies de récupération et de revalorisation des rejets devient essentielle. Cette démarche pourrait non seulement augmenter les recettes du secteur, mais aussi positionner la RDC comme un leader mondial dans l’exploitation minière responsable.
En conclusion, l’exemple de Metalkol pourrait inspirer d’autres acteurs du secteur minier en RDC à adopter des pratiques similaires, favorisant ainsi une exploitation plus durable et rentable des ressources du pays.
Article rédigé par M. KOSI






