Le plan de trésorerie de l’État pour 2025 s’est terminé avec un déficit cumulé de 5 297,8 milliards de CDF, soit environ 2,4 milliards USD au taux de change de fin décembre, d’après la Banque Centrale du Congo (BCC). Le déficit prévu au départ était de 4 836,1 milliards de CDF.
Sur l’ensemble de l’année 2025, la BCC indique que les recettes publiques mobilisées par l’État ont atteint 28 294,8 milliards de CDF. Dans le même temps, les dépenses publiques se sont élevées à 33 592,6 milliards de CDF. L’écart entre l’argent encaissé et les paiements effectués explique le creusement du solde négatif en fin d’exercice.
Ce que ce déficit dit sur les marges de manœuvre de l’État
Un déficit plus élevé que programmé signifie que l’État a dû financer une partie de ses besoins autrement que par ses recettes de l’année. Concrètement, cela peut passer par des mécanismes de financement internes (par exemple emprunts sur le marché domestique) ou externes. Quand ce recours augmente, la trésorerie peut devenir plus tendue, car il faut trouver des ressources supplémentaires pour payer les charges courantes et honorer les engagements.
La BCC replace cette situation dans un contexte de besoins de financement plus élevés, notamment pour la sécurité, le social et les infrastructures. Elle souligne aussi deux enjeux de gestion des finances publiques. D’un côté, la capacité de l’État à mobiliser davantage de recettes internes. De l’autre, la maîtrise du rythme et du niveau des dépenses, pour éviter que les sorties d’argent ne dépassent durablement les ressources disponibles.
Pour la Banque Centrale, le suivi du plan de trésorerie reste un outil clé pour juger si la trajectoire budgétaire reste soutenable et pour anticiper les tensions de liquidité, avant qu’elles ne se répercutent sur les choix de financement.
M. MASAMUNA



