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Les interdictions d’exportation des minéraux : pourquoi l’Afrique peine à se transformer

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Last updated: juillet 26, 2024 12:22 pm
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il y a 2 ans
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Great Dyke Investments Ltd. Darwendale Platinum Mine Project
Workers survey the Portal One area of the Great Dyke Investments Ltd. Darwendale platinum mine project, near Harare, Zimbabwe, on Wednesday, Sept. 16, 2020. The so-called Darwendale project, which lies 65 kilometers (40 miles) from the capital Harare, is central to the Zimbabwean government’s plans to revive its stagnant economy. Photographer: Godfrey Marawanyika/Bloomberg
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L’Afrique, malgré ses vastes réserves de minéraux stratégiques, reste un acteur mineur dans la transformation de ces ressources. Avec environ 30 % des réserves mondiales de minéraux essentiels comme le lithium, le cobalt et le graphite, le continent semble avoir le potentiel pour se positionner en tant que centre de transformation. Cependant, les mesures prises jusqu’à présent, notamment les interdictions d’exportation de minéraux non transformés, ne semblent pas suffisantes pour modifier cette dynamique.

La lenteur du développement industriel en Afrique se reflète dans les investissements étrangers : entre 2019 et 2023, le continent a capté seulement 2,8 % des investissements directs étrangers (IDE) mondiaux destinés à la transformation des minéraux critiques, soit environ 1,83 milliard de dollars. Ce chiffre contraste fortement avec les 35,6 % des IDE mondiaux alloués à l’extraction des mêmes minéraux, mettant en lumière un déséquilibre majeur dans les investissements.

Les gouvernements africains tentent de remédier à cette situation en imposant des interdictions d’exportation de minéraux bruts, espérant ainsi encourager la transformation locale. En décembre 2022, le Zimbabwe a interdit l’exportation de lithium non transformé, suivi en juin 2023 par la Namibie, qui a étendu l’interdiction à des minéraux comme le manganèse et le graphite. Le Ghana a également pris des mesures similaires pour le lithium en 2023, en anticipation de l’ouverture de sa première mine.

Cependant, les résultats de ces interdictions sont mitigés. Les données montrent que les politiques mises en place dans des pays comme le Zimbabwe, la Zambie et le Gabon ont eu un impact limité. En Zambie, par exemple, l’interdiction sur le cuivre a entraîné une baisse des revenus miniers sans améliorer de manière significative la capacité de transformation locale.

Les obstacles à une transformation réussie sont nombreux : les infrastructures industrielles sont insuffisantes, et le continent manque de ressources essentielles telles que l’énergie, l’eau et une main-d’œuvre qualifiée. En comparaison, l’Indonésie, en adoptant une politique similaire pour le nickel en 2014, a réussi à attirer des investissements importants dans le secteur de la transformation. En revanche, une politique similaire pour la bauxite n’a pas produit les résultats escomptés en raison d’une concurrence internationale intense.

Pour que les interdictions d’exportation atteignent leurs objectifs, une approche plus coordonnée au niveau régional pourrait s’avérer efficace. En consolidant les ressources minérales de plusieurs pays africains, le continent pourrait influencer l’offre mondiale et obtenir des conditions plus avantageuses. De plus, l’amélioration des infrastructures de transport et le recours aux énergies renouvelables pourraient aider à surmonter les déficits énergétiques et attirer davantage d’investissements dans le secteur de la transformation.

Les nations africaines devront adopter des stratégies plus globales et coordonnées pour exploiter pleinement leur potentiel minéral. La transformation de ces ressources en avantages économiques durables nécessitera une vision à long terme et des efforts concertés pour surmonter les défis structurels et énergétiques.

M.KOSI

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ÉTIQUETÉ:minéraux stratégiques
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