Un protocole d’accord a été signé mercredi à Lubumbashi entre le Groupe Forrest International et le Club BTP CMA. L’objectif est clair : structurer la formation et la certification des artisans du Grand Katanga pour rapprocher les standards locaux de ceux d’Afrique du Sud. L’accord a été paraphé par Jean Bamanisa Saïdi, président du Club BTP CMA, et Georges Arthur Forrest, président du Groupe Forrest International.
Le partenariat inscrit la montée en compétences au cœur de la relance du bâtiment et des travaux publics. Jean Bamanisa met en avant une réponse directe aux besoins des chantiers : une main-d’œuvre qualifiée, certifiée et immédiatement mobilisable. De son côté, Georges Arthur Forrest résume l’enjeu de compétitivité par l’investissement dans les compétences : « l’investissement dans le capital humain est la clé pour accélérer la transformation et la compétitivité de l’économie congolaise ».
Former et certifier pour élever le niveau
L’intégration du Groupe Forrest au Club BTP s’appuie sur près d’un siècle de savoir-faire accumulé au Congo et sur le continent. Cette expérience doit irriguer tout l’écosystème de la construction : entreprises, centres de formation, maîtres d’ouvrage. La feuille de route vise la diffusion de normes de qualité, la valorisation des matériaux locaux et la baisse des coûts unitaires, conditions indispensables pour rendre le logement plus accessible.
Le Club BTP CMA se positionne comme un cadre opérationnel : référentiels de compétences, parcours de certification, contrôle qualité, et passerelles entre formation et emploi. La mise à niveau technique des artisans doit améliorer la productivité sur les chantiers, réduire les défauts de construction et sécuriser les délais d’exécution. À terme, l’ensemble de la chaîne – de la conception à la livraison – y gagne en fiabilité.
La signature s’est déroulée en présence d’Hervé Kisula, président régional du Club BTP CMA pour le Grand Katanga, qui pilote le déploiement de la structure dans cette province à forte activité minière. Le signal envoyé aux entreprises est net : la montée en gamme passera par des artisans formés, certifiés et capables d’opérer au niveau des meilleures pratiques régionales.
— M. KOSI



