Des milliers de « mamans commerçantes » disent attendre un marché plus sûr et mieux organisé. Le projet PROXIS-Marché Péné Péné se présente comme une réponse à cette demande, avec l’objectif de moderniser le commerce de proximité et de créer des conditions de travail plus dignes et sécurisées pour les vendeuses.
À l’origine, les promoteurs partent d’un constat simple : en RDC, une grande partie du commerce de détail, comme les circuits agricoles, fonctionne encore de manière très informelle, avec des coûts élevés et une organisation fragmentée. Cette situation pèse à la fois sur les producteurs et sur les commerçantes, qui travaillent souvent sans infrastructures adaptées, sans sécurité suffisante et avec des règles de fonctionnement peu claires.
Une centrale d’achat, un réseau de marchés et la bancarisation au cœur du modèle

PROXIS-Marché Péné Péné annonce la mise en place d’un écosystème intégré. Le schéma repose notamment sur une centrale d’achat, qui doit aider à mieux encadrer la qualité des produits et à stabiliser les prix. Le projet prévoit aussi un réseau national de marchés et de boutiques sous l’enseigne Proxis, ainsi qu’un modèle de micro-franchise présenté comme accessible.
Un autre volet mis en avant concerne la bancarisation et l’inclusion financière de milliers de femmes, avec l’idée de faciliter l’accès à des services financiers et de réduire la dépendance au cash. Le projet veut également structurer une chaîne logistique reliant l’agriculture, l’agro-industrie et la distribution, en ajoutant des méthodes de gestion et de traçabilité plus modernes.
Pour renforcer la crédibilité technique, les initiateurs indiquent avoir sollicité un cabinet international classé parmi les Big Four. Ils expliquent aussi rechercher des partenariats techniques, financiers et institutionnels pour accélérer la mise en œuvre, aux côtés de la Chambre de Commerce, d’Industrie et de Services de la RDC (CCIS-RDC) et de la Fondation ISIFUA.
— M. KOSI

