La mine de zinc de Kipushi, en RDC, a produit 203 168 tonnes de concentré en 2025, contre 50 307 tonnes en 2024, selon les résultats opérationnels publiés le 15 janvier 2026 par Ivanhoe Mines, opérateur du site. La mine est détenue à 62 % par Ivanhoe et à 38 % par la Gécamines. Sur l’année, la production entre dans la fourchette annoncée par le groupe, qui visait 180 000 à 240 000 tonnes.
Cette progression vient surtout d’un chantier technique engagé en septembre 2024 pour augmenter de 20 % le débit du concentrateur. C’est l’installation qui traite le minerai pour en produire du concentré. Le programme s’est terminé début août 2025. Le résultat se voit sur les derniers mois de l’année.
Au premier trimestre 2025, Kipushi a livré 42 736 tonnes, puis 41 788 tonnes au deuxième trimestre. La cadence s’est ensuite accélérée, avec 57 200 tonnes au troisième trimestre et 61 444 tonnes au quatrième trimestre. Autrement dit, l’essentiel du bond de production s’est joué au second semestre, après la fin des travaux d’optimisation.
2026, un objectif plus élevé, mais une contrainte d’électricité
Pour 2026, Ivanhoe annonce une cible de 240 000 à 290 000 tonnes. Atteindre ce niveau suppose de garder des opérations régulières. C’est là que l’entreprise pointe un risque concret, l’instabilité du réseau électrique congolais, qui peut perturber le fonctionnement continu du site.
Pour limiter ces interruptions, Ivanhoe dit avoir renforcé au quatrième trimestre 2025 les capacités de ses générateurs de secours. Avec les volumes atteints en fin d’année, la société affirme aussi que Kipushi se positionne désormais au cinquième rang des plus grandes mines de zinc au monde.
— M. KOSI

